Gazette de Vaucluse – No. 315 du 12 Janvier 1848
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Le siècle de Léon X , qui précéda et prépara celui de Louis XIV , donna naissance a une foule de littérateurs et de savants dont le nom , après avoir brillé de l’éclat le plus vif , est tombé aujourd’hui dans cet état voisin de l’obscurité , qui n’est ni la nuit , ni la lumière. Parmi ces restaurateurs des lettres qui ont eu leur gloire éclipsée , mais non complétemment effacée par celle de leurs successeurs , une des premières places appartient sans contredit à Fracastor. Né à Vérone en 1483 , il fut a la fois le prince des poëtes et le médecin le plus habile et le plus désintéressé de son époque. Son érudition , aussi profonde que variée , s’attacha avec un égal succès à chacune des branches diverses des sciences : philosophe , naturaliste , mathématicien , il substitua l’action des atômes aux causes occultes , tira la botanique de l’obscurité où elle était plongée , détermina la position géographique des découvertes récemment faites , en Orient , par les Portugais , en Occident , par les Espagnols sous la conduite de Christophe Colomb et en combattant le vieux système des Epycicles , il applanit la route à celui de Copernic. Fracastor jouit , durant sa vie , de famitié des hommes les plus célébres de son temps et de tous les honneurs aux quels il avait des titres si légitimes. Sa mort fut l’occasion d’un deuil public en Italie et deux statues lui furent élevés , l’une a Vérone , sa patrie ,
l’autre à Padoue , dont l’université s’enorgueillissait de l’avoir compté parmi ses élèves et ses professeurs.
Telle est , esquissée a larges traits , la grande image que M. le docteur Yvaren a entrepris de faire revivre et venger de l’oubli où elle dormait depuis deux siècles. La tâche était ardue , téméraire peut-être : nous examineront tout à l’heure si notre compatriote a bien mesuré ses forces aux difficultés du sujet.
M. Yvaren a choisi , pour la transporter dans notre langue , l’œuvre la plus remarquable de Fracastor comme poète , celle qui , dès son apparition , le plaça au premier rang parmi les auteurs modernes qui ont écrit en vers latins : c’est le poëme de la Syphilis , consacré à la description et aux moyens curatifs de cette terrible maladie qui , importée en Italie après la conquête de ce pays par Charles VIII , y fit tant de victimes et a laquelle les habitants , par haine pour les français , avaient donné le nom détesté de leurs vainqueurs. Bien que l’auteur ait emprunté les fictions de la mythologie et qu’il nous fasse , comme Homère , assister au conseil des dieux de l’Olympe , son poëme appartient moins à l’épopée qu’au genre didactique. Les Italiens l’estiment à l’égal des Géorgiques et comparent Fracastor à Virgile. Nous ne partagerons point cette admiration exagérée mais nous tomberions dans l’excès contraire en méconnaissant les beautés qui fourmillent dans son livre. Nous lui reprocherons seulement la hardiesse et parfois l’obscurité des inversions , l’emploi de mots inconnus au siècle d’Auguste et l’enflure de l’expression qui le rapprochent plus sensiblement de Lucain ou de Claudien que du cygne de Mantoue.
Nous n’entreprendrons point une longue analyse de l’ouvrage latin ; il nous suffira de dire que malgré les défauts signalés plus haut , la science du médecin s’y montre presque toujours parée des plus riches couleurs de la poésie. C’est assez de ces lignes consacrées et l’auteur : c’est le traducteur surtout que nous avons à cœur de faire connaître et apprécier.
Une grande injustice a été commise à l’égard des traducteurs : on leur a appliqué cette épigraphe du poète latin : ô imitatores , servum pecus !.. on méconnait chez eux le mérite de l’étude , de la difficulté vaincue , fruit d’un travail ardu , persévérant , parfois repoussant et souvent insurmontable. S’il faut plus de génie pour créer , l’auteur , abandonné à ses inspirations , peut donner une libre carrière à son imagination et n’est enfermé dans d’autres limites que celles de la raison et du goût. Le traducteur au contraire , esclave de la pensée d’autrui , doit s’en pénétrer , la rendre avec fidélité , en termes élégants , concis , sans périphrases , n’en laisser échapper aucune nuance et éviter surtout de livrer en espèces de cuivre la monnaie d’une pièce d’or ou d’argent. De combien d’obstacles , d’écueils infranchissables se hérisse cette tâche , lorsqu’il s’agit de faire revivre , dans une langue pauvre et ingrate , mais fière et ombrageuse les beautés d’une autre langue plus serrée , plus riche , et plus libre en ses allures ! La France s’enorgueillit avec raison d’un grand nombre de poètes : combien compte-t-elle de traducteurs ? Un seul , dont on admire un seul ouvrage : les Géorgiques.
Inauguration du Chemin de Fer d’Avignon à Marseille
Nous empruntons à la Gazette du Midi le récit suivant de cette cérémonie :
L’inauguration du chemin de fer était attendue avec impatience. Elle allait mettre un terme à ce voyage mixte et fort incommode qui amenait les voyageurs d’Arles a la Nerthe sur les wagons et de la Nerthe à Marseille dans des omnibus plus ou moins confortables. Le jour avait été fixé irrévocablement au dimanche 9 janvier , à huit heures et demie du matin. Cependant bien des hésitations s’étaient manifestées la veille devant la persistance d’un temps affreux , d’une averse qui tombait , pour ainsi dire , sans interruption , depuis trois jours. Le bruit courait même samedi soir que l’administration était en permanence pour prendre un parti définitif. Elle a maintenu sa résolution et grâces lui en soient rendues , car malgré la démoralisation que les temps de pluie répandent toujours dans notre ville , pour toutes fêtes publiques , MM. les administrateurs avaient jugé sainement la vivacité du caractère méridional. Cinq cents invitations avaient été faites et il n’y a pas en quatre-vingt personnes qui aient manqué à l’appel.
Dès le matin , le boulevart , le chemin de St-Charles et toutes les rues aboutissantes étaient couvertes de voitures , de cabriolets , d’omnibus et d’une foule de piétons qui , sous une pluie torrentielle , se rendaient à la gare comme invités ou comme curieux.
A huit heures quarante minutes , le convoi s’est ébranlé , M. l’ingénieur Talabot à la tête et placé sur la locemotive. La marche aussi régulière que rapide du train a fait bientôt évanouir toutes les craintes qui avaient couru dans la ville sur l’affaissement que les pluies continuelles de la semaine avaient pu faire éprouver aux remblais du chemin. Seulement vis-à-vis la propriété Rostand entre St-Barthélemy et St-Joseph , le convoi a éprouvé une légère dépression , si nos souvenirs ont été fidèles. Le même mouvement s’est fait ressentir au retour , du reste rapide comme l’éclair et si nous le constatons c’est pour rendre hommage à la prudence et aux intelligentes prévisions de M. l’ingénieur en chef ; car tout le trajet jusqu’à la Nerthe s’est fait ainsi avec nue facilité , nous dirions volontiers avec une douceur de mouvement incroyable.
Il faut le dire : la nouvelle voie réhabilite enfin le magnifique territoire de Marseille , si peu connu , si ridiculement calomnié par des étrangers. On ne saurait imaginer sur aucun des chemins de fer les plus fréquentés en France et à l’étranger (nous parlons par expérience) , un tableau plus magique , plus grandiose , une variété de sites plus extraordinaire.
Le souterrain de la Nerthe , d’une longueur de 4,628 mètres , a été franchi en huit minutes à l’aller , et en six et de-mie au retour. Cette vitesse est prodigieuse. Jusqu’à
Fracastor. — M. le docteur Yvaren
feuilleton.
Avignon, 12 Janvier.
Un journal ministériel , la Presse , vient de passer subitement dans les rangs de l’opposition et justifie pleinement le vieux proverbe qui dit : Il n’est point d’ennemi plus redoutable qu’un ancien ami. Longtemps confidente des faiblesses du système , initiée à tous ses mystères , à toutes ses roueries , la feuille que nous venons de nommer lui porte , dans sa partie la plus vulnérable , les plus rudes coups et résume ainsi sa situation et ses principes :
En haut l’ingratitude ;
En bas la servilité.
Ces deux mots ingratitude et servilité , conséquence obligée l’un de l’autre , contiennent toute l’histoire du temps présent. Si nous jetons , en effet , un regard sur les actes du pouvoir , nous le verrons , persévérant toujours dans la même pensée , briser impitoyablement par la plus noire ingratitude ses serviteurs les plus dévoués , dès qu’ils laissent échapper la moindre velléité d’honneur et d’indépendance. Nous choisirons un exemple entre mille.
M. le procureur-général Borelly avait , pendant dix-sept ans , servi le gouvernement issu de juillet avec un zèle qui ne s’est jamais démenti. A la dernière rentrée de la Cour royale d’Aix , il a , dans un éloquent réquisitoire , flétri de toute l’indignation de l’honnête homme cette escobarderie connue sous le nom de jurisprudence Bourdeau , au moyen de laquelle on a trouvé le secret de violer les promesses de la Charte et de ruiner , au profit des prévaricateurs et de des corrupteurs , les feuilles dénonciatrices , soustraites à leurs juges naturels. Aussitôt les services du magistrat ont été oubliés , leur fruit à jamais perdu et on l’a brutalement destitué pour apprendre à ceux de ses collègues qui seraient tentés d’imiter sa franchise , que la servilité est aujourd’hui la première des vertus pratiques , la condition indispensable de la faveur et des bonnes grâces du pou-
voir.
La moralité est instructive et précieuse à recueillir.
On se rappelle la fameuse séance du 25 juin , dans laquelle M. Duchâtel se débattit vainement contre les accusations de vénalité et de corruption articulées par M. de Girardin. La chambre , on le sait , se déclara satisfaite ; mais les faits allégués ne restèrent pas moins constants et ils se grossissent , chaque jour , par de nouvelles révélations. Celles qui suivent ont l’incontestable mérite de la précision et on ne reprochera point à leur auteur , comme jadis au rédacteur de la Presse, de s’être enfermé dans des généralités vagues et incertaines.
Dans les premiers jours de novembre 1840 , au moment de la formation du ministère Guizot , M. Bertin de Vaux offrit à M. Petit , son parent , une place de référendaire de deuxième classe à la cour des comptes , mais à condition qu’il apporterait une démission de première classe , dont on avait besoin pour satisfaire à des engagements contractés envers M. Passy. La démission de M. Heroux fut achetée et payée par M. Petit au prix de 30,000 fr. Sans doute , ce dernier fut alors promu à la place promise ? Non , on exigea de lui une seconde démission qu’il acheta moyennant une pension viagère de 6,000 fr. au profit du titulaire et moitié reversible sur sa femme. En échange de ces sacrifices , il obtint la recette particulière de Corbeil.
C’est M. Petit lui-même , aujourd’hui démissionnaire , qui raconte cette édifiante histoire.
Il est à remarquer qu’au moment ou ces faits se passaient , où ils étaient dénoncés à la Tribune par M. Luneau , M. le ministre des finances , principal intéressé au marché conclu avec M. Petit , s’exclamait de son banc : Cela est faux !
Nous avons fait ressortir , maintes fois , la valeur des dénégations ministérielles : encore quelques révélations du même genre , et elle ne pourra manquer de devenir proverbiale.
De ces considérations , des divers faits que nous venons de grouper , il résulte évidemment que l’ingratitude , la servilité , la vénalité , la corruption et le mensonge forment l’agréable cortège du gouvernement honnête et à bon marché : c’était vraiment bien la peine de faire une révolution !
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PARAISSANT LE SAMEDI ET LE MERCREDI SOIR.
Gazette de Vaucluse,
No 315.
Quatrième Année.
Mercredi, 12 Janvier 1848.
Notre compatriote brille-t-il par l’assemblage des qualités que nous avons reconnues indispensables chez le tra-
ducteur et a-t-il conquis une place auprès de Delille ? si nous lui tenions un semblable langage , M. Yvaren nous reprocherait à juste titre de lui donner de l’encensoir au travers du visage et d’avoir abandonné le rôle de critique pour celui de flatteur. Mais s’il ne s’est point élevé toujours à la même hauteur que le modèle que son bon goût lui a indiqué , l’interprète de Fracastor a fait de constants , de louables efforts pour en approcher et le succès a , dans plus d’un passage , dépassé ses espérances. Pureté , élégance soutenue du style , facture large et facile du vers , fidélité scrupuleuse de la pensée , tel est le principal mérite par lequel se recommande son œuvre. S’il a été contraint de recourir parfois à des périphrases , s’il n’a pu imiter la vigoureuse concision du latin , c’est l’inférioritité seule de notre langue qu’il faut en accuser : le traducteur a subi le sort de ces athletes qui combattaient à armes inégales.
La Syphilis abonde en termes de Thérapeutique , que le latin comporte , mais qui répugnent essentiellement à notre langue : M. Yvaren a surmonté cette difficulté en relevant , par des épithètes ou des périphrases , des mots qui , sans cette ruse habile de style , ne sauraient trouver place dans un vers. Delille lui avait donné, en semblable circonstance , un exemple qu’il a heureusement imité.
Ainsi le chantre des Géorgiques a dit :
..................... Et ces moissons bruyantes
de pois retentissant dans leurs cosses tremblantes ...........
M. Yvaren présente , avec non moins de bonheur , la nomenclature des simples employées pour la cure de la Syphilis :
Plus frugal en tes goûts , plus sage en tes penchants ,
Tu dois borner tes mets aux simples fruits des champs ;
Songe que des dieux même ils firent les délices.
Les menthes , le cresson , les suaves mélisses ,
La Buglosse , le thymbre et le doux calament
Peuvent ainsi t’offrir un salubre aliment.
Cueille la chicorée errante dans nos plaines ,
La berle qui se plait sur le bord des fontaines ,
La roquette, l’oseille et les épinards verds ,
Le laiteron qui fleurit au milieu des hivers ,
Et les bourgeons salés que , parmi la bruyère ,
Dans des fentes de roc jette la perce-pierre.
Aux buissons épineux , aux humides côteaux
Demande du houblon les rejetons nouveaux ;
Surprends y la bryone , avant qu’elle y répande
Les rameaux tortueux de sa tige plus grande ;
Avant que dans la grappe étalée à tes veux
Se soient développés des sucs pernicieux.
Pense-t-on que Delille , qui excellait dans la description , eût désavoué la peinture suivante des symptômes de la terrible maladie ?
Lorsque l’épidémie éclata , bien souvent
La lune , quatre fois , fermait son disque avant
Que le malade atteint de la nouvelle peste
En offrît au dehors un signe manifeste.
C’est que long-temps le germe au corps reste attaché ,
Y couve et s’y nourrit d’un aliment caché.
Cependant sous le poids d’une langueur soudaine
La victime au travail en murmurant se traîne.
son cœur est défaillant et les moindres efforts
De ses membres lassés fatiguent les ressorts.
Son œil morne se voile et son triste visage
D’une pâleur terreuse a dû subir l’outrage.
Il se déclare enfin cet ulcère rongeur :
Des organes secrets , comme un cancer vengeur ,
Il s’empare et , de là s’étendant jusqu’à l’aine,
De souffrances sans nombre il déroule le chaîne.
Car alors que du jour le doux éclat s’enfuit,
Abandonnant la terre aux ombres de la nuit ;
Avec le soir , alors que la chaleur innée
De tous les points du corps au centre est ramenée ,
Les membres envahis par ces impurs ferments
Se glacent , et bientôt dans d’atroces tourments
Les épaules , les bras et les jambes s’agitent :
tandis que ces poisons des veines qu’ils irritent
parcourent les canaux et d’un contact impur
Corrompent tout organe et tout germe futur ,
La nature s’efforce , active et vigilante ,
A pousser au dehors leur masse virulente.
Mais le poison rebelle à son divin pouvoir ,
Visqueux , opiniâtre et lent à se mouvoir,
Se fixant dans les chairs , à de longues tortures
Des membres énervés condamne les jointures.
Vers la peau cependant , moins pénible à chasser ,
La plus subtile part a pu se ramasser ;
Sur les extrémités on la voit se répandre ,
Et sur le derme entier en divers sens s’étendre.
D’ulcères aussitôt tout le corps est couvert.
Sous un masque effrayant le visage se perd ,
La forme du mal change : une haute pustule
Apparaît et , des glands imitant l’opercule ,
Se remplit d’humeur âcre et se brise en versant
Sur la peau corrodée un pus mêlé de sang.
L’ulcère alors se creuse une profonde voie
bulletin nécrologique de 1847.
13 souverains , princes et princesses. — S. A. R. Mme la princesse Adélaïde d’Orléans , sœur du roi des Français ; l’électeur de Hesse , Guillaume II ; l’archiduc Joseph-Antoine d’Autriche ; le prince Charles , archiduc d’Autriche ; l’archiduc Frédéric d’Autriche ; le prince François de Hohenzollern-Hochingen ; la princesse Amélie de Hohenlohe-Laugerbourg ; comtesse de Salm-Bareath ; la princesse Paul de Wurtemberg ; le duc d’Anhalt Desseau ; le prince Jules de Polignac ; la comtesse Tainteguies , née princesse de Béthune ; Marie-Louise , duchesse de Parme (veuve de Napoléon).
18 pairs de France. -- Le comte de Bondy ; le duc de
Sabran ; le chevalier Jaubert ; le marquis Froissard (ancien pair) , le comte Roy ; le comte Montguyon ; le marquis d’Aligre ; Romiguière ; Chabrillant (ancien pair) ; le baron Neigre (lieutenant-général) ; le duc de Reggio (maréchal) ; le baron de Berthezène ; le marquis de Grouchy ; le marquis de Villefranche ; le baron de Fréville ; le baron Girod (de l’Ain) ; le duc de Praslin ; le comte Bresson.
2 maréchaux de France. — Le marquis de Grouchy , le duc de Reggio.
14 lieutenants-généraux. — Le comte Drouot , le comte
Doumerc , le baron Harel , le comte Meynadier , Schneider , Simmer , le baron Neigre , Jamin , le comte Bourke , le baron Piquet , le baron de Fernic , le baron de Berthezène , le comte Duculin , d’Hennin.
18 maréchaux-de-camp. — Dubois , le baron Farincourt , Jacobi , le baron Baurot , le baron de Galz de Malvirade , Jonan , Naudet , le baron Dermoncourt , le comte Custine , Brou de Bailly , le baron de Laudaville , le baron Balthazar , Lebersre , Fournier , St-Amand , Lefèvre-Degouy , le marquis Darcy de Villefranche.
4 marins. — Le comte de Kervegnen , contre-amiral ; Quernel , contre-amiral ; le baron de Thou , ancien contre-amiral ; Massieu de Clerval , vice-amiral.
11 députés. — Martin (du Nord) , Ganneron , Cabanis , Meynadier , Schneider , Jourdan , le comte Henri de Cambis , Castellane , Terme , Dudresnay , Chasseloup-Laubat.
27 anciens députés. — Le comte de Sallabery , Limai-rac , Lormau , Lesperut , Augier de Chezaud , Chardel, Dumoulin . Benjamin Delessert , le comte Roy , Froc Delaboullaye , Ernest de Falguerolles , Roussilhe , le baron Stanislas Jankowitz , Dussol , Bordes (conventionnel) , de Rey , marquis de St-Géry , Lorin , marquis de Martinville, de Soyrac , Fournier de St-Lary , Carrichou, le vicomte de Saintenac , marquis de Villefranche , de Failly , Sernin , Deshameaux.
2 grands dignitaires du clergé catholique — St-Rome-Gualy , évêque de Carcassonne ; Guilion , évêque de Maroc.
14 membres de l’administration. — Labouillerie , ex intendant de la maison du roi Charles X ; le baron de La Ferté , ancien intendant des Menus-Plaisirs ; le comte Bresson , ambassadeur à Naples : Hébert , consul : Bardel , consul ; Broquant ; consul ; Chasseloup-Laubat ambassadeur ; le vicomte Delaître , ancien préfet : Amédée de Vincent, sous-préfet ; Masson , ancien sous préfet ; Bermond , sous-préfet ; de Tussau , sous-préfet Dubois , ancien préfet de police.
34 membres des tribunaux. — Ternaux , avocat-général ; Cochet , idem ; Desclaux , ancien procureur-général; Devignolles , Emerigon , Reyre , Duséré , Trinquelague , Roullet , Regnis , Delanoise , Boussairolles , Lavaud-Comdal , Rosier , Cavalier , Monot-Arbilleur , présidents ; Bert , Fontenelle de Vauxdore , Brisson , Dumoulin , Brunck , Aubaret , Delahaye , Brun , Joly de Villiers , Tassy , Sermet , Bréart , Berago , Gloxin , Guedon , Quesnoy , Millet , Monier , conseillers.
1 membre de la cour des comptes. — Reille.
2 de la cour de cassation. — Chardel , Romiguière.
3 du barreau. — Ch. Dubrena , Tronchon , Hardy.
4 peintres. — Benjamin Roubaud , L. Ducs , Granville , Saint.
1 sculpteur. — Maréchal.
6 médecins. — Dutrochet , Cottereau , Pariset, Broussais , Texier , Fournier-Duportail.
2 chirurgiens. — Le baron Pasquier , Lisfranc.
6 membres de l’Institut. — Gambey , Jaubert , Dutrochet , Guiraud , Ballanche , Brogniart.
3 auteurs. — Guiraud , Frédéric Soulié , Armand Séville.
La commission de l’Adresse s’est réunie encore aujourd’hui , sous la présidence de M. Sauzet. Bien que cette commission soit composée entièrement de membres appartenant à la portion la plus ministérielle de la majorité, des opinions très opposées à la conduite tenue par M. Guizot , notamment en Suisse , y ont été exprimées. Les prétendues réformes y ont été aussi jugées peu favorablement. Cela n’empêchera pas que le projet d’Adresse ne réponde complètement aux désirs du président du conseil , à l’exception toutefois du dernier paragraphe , qui paraît devoir être la traduction des dernières déclarations de M. Guizot , plutôt que la contre-épreuve de la phrase correspondante du discours du trône.
( Union Monarchique )
On se rappelle que le trompette Escoffier avait vu dans la deïra d’Abd-el-Kader une jeune Française nommée Juliette , née à Arles , qui avait été faite prisonnière avec sa mère. On a raconté , dans le temps , comment elle avait été prise par des Arabes , qui , sachant qu’elle parlait parfaitement leur langue ; et voulant tirer profit de cette circonstance, l’avaient attirée dans un piège , avec sa mère, en chargeant celle-ci d’un message à remplir hors de Tlemcen. Ces Arabes avaient ensuite conduit à Abd-el-Kader cette utile interprète , qui est devenue la femme de l’un des principaux chefs au service de l’émir. On se rappelle que Juliette était présente à l’entrevue que M. Courby de Cognord eut avec Ab-e-Kader peu de temps avant d’être rendu à la liberté , et qu’elle servit de truchement à l’émir et au prisonnier français dans la conversation qu’ils eurent ensemble.
La mère de Juliette revint en France avec M. Courby de Cognord et ses compagnons de captivité. Elle s’est fixée à Aix , où Mme la duchesse d’Orléans , ayant appris qu’elle se trouvait dans la plus grande misère , lui a dernièrement fait parvenir un secours.
Quant à Juliette , elle était restée à la deïra d’Abd-el Kader. Elle est aujourd’hui à Toulon. Mais elle s’est si bien accoutumée à sa nouvelle existence et aux habitudes arabes , qu’elle demande instamment à ne pas être séparée de celui dont elle partage le sort.
présent nous ne connaissions en France , comme l’effroi des imaginations , que le percé de Rolleboise entre Paris et Rouen , long de 2,642 mètres , que l’on traversait en 10 minutes , et dont le parcours demande encore aujourd’hui sept minutes ou cinq tout au moins. La différence est donc énorme. Au surplus , nous sommes loin de vouloir encourager de trop grandes vîtesses dans ces traversées , où l’impression des voyageurs a quelque chose de solennel. M. Talabot ne sera pas toujours sur la locomotive. Disons toutefois qu’il serait bien désirable que l’art qui fait aujourd’hui tant de prodiges parvînt à éclairer ce souterrain. En attendant , comme au moyen-âge , des porteurs de torches , placés de distance en distance , rendaient , suivant l’expression du poète anglais , les ténèbres visibles. C’était un fantastique coup-d’œil.
Quand le convoi a revu la lumière , il a retrouvé la pluie toujours aussi intense. Mais , chose curieuse ! des wagons , arrivant d’Arles par l’autre voie et couverts de neige , annonçaient déjà qu’une température plus rigoureuse nous attendait.
Le trajet , jusques à St-Chamas , est plein d’intérêt , pour les yeux du moins , car les souvenirs historiques sont bien clair-semés sur ce sol. Seulement il reste çà et là quelques ruines informes , dernier vestige du souve nir de cette Rome qu’on retrouve partout. Remercions , en passant , la galanterie des habitans de St-Chamas , dont la musique militaire a salué avec éclat l’arrivée des wagons marseillais.
Malgré la rapidité de notre course , un très grand nombre d’entre nous ont pu admirer le beau viaduc de St-Chamas , jeté sur la Touloubre , et dont les arches en ogive offrent de loin un aspect aérien.
Ici le trajet qui reste à faire devient sans intérêt. On est entré dans l’immense , aride et monotone désert de cailloux qu’on appelle la Crau. Heureusement on y échappe bientôt , car la nature du terrain permet de doubler la puissance de la vapeur et de la vîtesse. Un vaste linceul blanc couvrait déjà toute cette contrée jonchée de galets , entre lesquels croissent de courtes herbes , pâturage favori des troupeaux.
Enfin le convoi arrivait au but à 11 heures 20 minutes , aprés avoir employé une demi heure dans les stations du Pas-des-Lanciers et de St-Chamas pour approvisionner les locomotive.
Nous voici arrivés à Arles dans le vaste emplacement de la gare , au milieu duquel s’élève une rotonde de la plus grandiose construction. C’est dans cete rotonde qu’un déjeuner attendait les voyageurs. L’ornementation était disposée avec un goût parfait , tant au dehors qu’au dedans. On était surtout frappé de l’ingénieuse disposition de ces tables formant des rayons qui tous convergeaint à un même centre. Il n’est pas besoin de dire que les honneurs ont été faits de la manière la plus confortable. La musique militaire et celle d’un orchestre ont alterné pendant toute la durée du repas et l’oreille était agréablement distraite par des ouvertures d’Auber , des quadrilles et surtout de nombreux galops , enblème assez exact d’un chemin de fer.
M. W. Puget , président de la commission , a porté un toast analogue à la circonstance.
A deux heures cinq minutes , après quelques excursions dans la ville , les voyageurs sont repartis au milieu d’une vraie tourmente de neige qui n’avait pas cessé depuis l’arrivée à Arles.
Au sortir du souterain de la Nerthe , la température avait complètement changé ; plus de neige ni de pluie , et l’horizon de la mer se dégageait aussi. De ce point jusques à Marseille le convoi a constamment roulé entre deux haies de spectateurs échelonnés sur toute la ligne et qui saluaient de leurs cris cette course de feu ; à quatre heures et demie on arrivait dans la gare de Marseille
au milieu de nouvelles fanfares et d’un concours empressé de curieux , d’équipages et d’omnibus. On avait franchi en cinq heures 172 kilomètres (43 lieues de poste). C’est ce même voyage de deux heures et demie, et duquel il faut déduire une demi-heure pour deux stations , qui se faisait en dix heures par les diligences , en six par la malle-poste.
On l’a dit avec raison : le chemin de fer inaugure à Marseille une ère nouvelle ; mais cet avenir , quelque beau qu’il se présente à l’imagination , dépend tout entier de ce que la compagnie saura y apporter de prudence , de patriotisme et de véritable entente des intérêts commerciaux. Que le gouvernement, de son côté, comprenne que son devoir n’est pas rempli , tant qu’il arrêtera aux portes d’Avignon la plus belle ligne de France , nous allions dire du monde.
Gazette de Vaucluse
2
Dans le tissus rongés dont il a fait sa proie........
Oui, j’ai vu de leur chair les membres dépouillés !
D’un squelette vivant j’ai vu les os souillés !
Les lèvres en lambeaux tomber , le mal atteindre
Le gosier , et la voix s’enrouer et s’éteindre.
Le premier livre du poëme se termine par une imitation du fameux passage des Géorgiques :
......................Solem quis dicere falsum
Audeat ? Ille etiam cœcos instare tumultus...................
Fracastor s’y est élevé aux plus sublimes beautés de la poésie. M. Yvaren n’est point resté au dessous du modèle et la reproduction de ses vers sera de notre part la plus facile comme la plus adroite flatterie. C’est , à notre grand regret , la dernière citation que les bornes du feuilleton nous permettent.
Dieux, par qui l’Ausonie est soumise au destin ,
Et vous , vous fondateur de l’empire latin ,
0 saturne , quel crime a commis votre race,
Pour que sur elle ainsi pèse tant de disgrâce ?
Est-il quelque désastre , est-il si grand malheur
Dont ce peuple n’ait pas épuisé la douleur ?
Sur lui le ciel injuste a versé sa colère
Toi , dont nul autre encor n’atteignit la misère ,
Dis Parthenope , dis le meurtre de tes rois ,
Du joug de l’étranger tes fils trainant le poids ,
Dans tes états partout la mort et le pillage !
Rappellerai-je ici les scènes de carnage ,
Où d’une ardeur égale aux combats s’élançant ,
La France et l’Italie ont prodigué leur sang ?
Où l’on a vu le Tar , de dépouilles avide ,
Accélérant le cours de son onde rapide ,
Vers l’Eridan rouler , en tourbillons pressés ,
Armes , hommes , chevaux pêle-mêle entassés
............................................................................
Voilà , voilà le fruit des discordes civiles ,
Malheureuse Italie ! à nos mains trop débiles
Elles ont arraché le sceptre glorieux
Que sur le monde entier étendaient nos aïeux !
Est-il un coin de terre encor vierge d’outrage ,
Où n’aient pas pénétré la guerre et l’esclavage ?
Répondez , répondez , vous , dont le noble front
A dù de la conquête aussi subir l’affront ,
Côteaux long temps couverts de vignobles fertiles !
L’Eréthéne a regret baigne vos pieds stériles ,
Et semble , s’égarant en de honteux détours ,
En esclave à la mer précipiter son cours.
0 ma patrie , ô toi , dont naguère le monde
Enviait le bonheur et la paix si profonde ,
Toi , le sol des héros , toi , la terre des dieux ,
Si fière des trésors que t’accordaient les cieux ,
Toi , dont le sein offrait, fécondé par l’Adige
D’un éternel printemps l’éblouissant prodige ,
Italie , aujourd’hui quelles sombres couleurs
Pourraient peindre tes maux et rendre tes douleurs?...
De mon luth désolé les cordes frémissantes
A dire tes malheurs resteraient impuissantes !
Va , va cacher ta honte au fond de tes roseaux ,
Bénacus, les lauriers n’ombragent plus tes eaux !
M. Yvaren ne s’est pas montré seulement traducteur fidèle et poète élégant : les notes précieuses dont-il a en-
richi son ouvrage , une étude complète et approfondie sur Fracastor et ses divers écrits , nous ont révelé en lui le travailleur infatigable , l’homme avide de science , qu’aucun obstacle ne rebute. Pour accomplir cette partie , peut-être la plus pénible de sou œuvre ; pour colliger tous les documents et jugements qu’elle renferme , M. Yvaren a dû se livrer à d’interminables recherches et lire avec fruit plusieurs centaines de volumes enfouis dans la poussière et tous écrits en latin , langue qui parait aussi familière à notre compatriote que sa langue maternelle. Nous avons droit de nous étonner qu’il ait trouvé le secret de dérober à sa vie , ailleurs si occupée , assez de temps pour suffire à ce long et fastidieux labeur , qui répugnait sensiblement à la riche imagination du poète , aux qualités brillantes et variées de son esprit.
Dans cet examen rapide et imparfait , nous avons payé un juste tribut d’éloges au traducteur et au savant : mais M. Yvaren ne s’est point borné à faire revivre les vers de Fracastor. Pénétré de son modèle , identifié avec lui , il s’est façonné à son image et a voulu se montrer son digne rival dans la partie la plus noble et la plus glorieuse de son existence. Le poète veronais fut , on le sait déjà , le médecin le plus habile et le plus désintéressé de son époque : les pauvres rendus par la main de M. Yvaren à la vie et à la santé , consolés par sa parole, secourus de sa bourse , disent plus éloquemment que notre faible voix comment il a marché sur les traces de son maître chéri et leurs bénédictions auront un retentissement plus étendu , plus durable et plus cher à son cœur qu’un vain feuilleton , destiné à périr dès sa naissance.
J.-P.
liste des jurés
Désignés par le sort pour les assises de Vaucluse du 1er
trimestre de 1848 , qui s’ouvriront a Carpentras le 17 janvier a 8 heures du matin.
jurés titulaires :
MM. Gaultier (Charles-Jean-François) , notaire à Beaumes.
Redon (Pierre-Isidore) , avocat Avignon.
Cabanon aîné (Jean-Baptiste) , propriétaire à Avignon.
Camaret [de] (Louis-Hubert-Augustin-Charles-Mathieu) , propriétaire , a Pernes.
Barat (Pierre) , officier de santé à Pertuis.
Fortunet (Augustin-Casimir) , négociant Avignon.
Isnard (Jean-Joseph) , propriétaire , à Ste-Cécile.
Garcin (Auguste) , fabricant de papier , à Gadagne.
Hugues [de] (Hyacinthe-Léon-Emile) ,prop. à Orange.
Peyron (César) , officier de santé à Viens.
Geren (Jean-Baptiste) , prop. à Gadagne.
Lichière (Claude-Joseph), prop. à Avignon.
Pamard jeune (Jean-Baptiste-Paul-Hyppolite), négociant à Avignon.
Gondois (Félix-Eugène-Louis) , avocat, à Cavaillon.
Rousseau (Joseph-Auguste) , Md quincailler à Orange. Bonenfant (Joseph-Claude) , notaire, à Sablet.
Julian (Dominique) , Md de garance , à Avignon.
Brucher le Boucher [de] (Alexandre) , prop. à Courthézon.
Buey fils (Henri) , Md et fileur à Valréas.
Gauthier (Augustin-d’Etienne) , prop. à Courthézon.
Ferry du Pommier (Félix) , prop. à St-Martin-de-Castillon.
Ribiers [de] Joseph-Prosper-Martial) , chevalier de la Lé-
gion-d’Honneur , à Avignon.
Ripert d’Alauzier [de] (Eugène Louis-Prosper) , ex-procureur du roi , à Carpentras.
Carre (Prosper) , pharmacien à Avignon.
Millet (André) , avocat à Orange.
Guérin fils aîné (Pierre-Honoré-Joseph-Antoine-Hypolite) , négociant à Carpentras.
Cartier (Jean-François-d’Antoine) , propriétaire agriculteur à Monteux.
Guillabert (François-Michel) , Md chapelier à Avignon.
Boudin (François-Xavier) , fabricant de garance à Avignon. Blache (Joseph-Etienne) , prop. à la Tour d’Aigues.
Fauque (Joseph-Marie) , prop. à Bonnieux.
Philip (Charles-Camille) , prop. à Avignon.
Granet (Pierre-Hypolite-Philippe) , pharmacien à l’Isle.
Pauleau (Denis) , Md de garance à Sablet.
Joly (Joseph-Félix) , fabricant de garance à Avignon.
Gressien aîne (Claude-Alexandre) , avocat a Pertuis.
jurés supplémentaires :
MM. Tillia d’0llone (Agarp-Louis) , marquis , à Carpentras.
Nouvène (Joseph-Thomas-Xavier) , négociant , id.
Gauthier de St-Paulet (Pierre-Louis-Dominique) , baron, avocat , conseiller d’arrondissement , id.
Fortunet fils aîné (Maurice-Hyacinthe-Jacques) , négociant , membre du conseil , id.
souscription
En faveur des Cantons catholiques de la Suisse.
( 4me liste. )
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MM.
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fr.
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c.
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Nando , chanoine ...........................................
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15
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Baudran ...............................
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5
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Comte d’Inguimbert...........................................
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20
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Eugène Reynard-Lespinasse..............................
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5
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Jules Tassel ...............................................
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5
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Total ................................
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50
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Total des Listes précédentes...............................
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436
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25
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Total jusqu’à ce jour .............
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486
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25
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La Souscription est ouverte chez M. Berteaud aîné, place des
Pénitents Blancs , à Avignon.
chronique locale.
— M. le comte Amédée de Pontbriant , ex-Sous-Préfet d’Orange , chevalier de la Légion-d’Honneur , est décédé le 24 décembre dernier , à sa campagne de la Martinière. au territoire de Bollène.
Dans la nuit du 2 au 3 du courant , le fourgon des messageries royales a été arrêté vers une heure du matin , aux Blaches , entre Lapalud et Pierrelatte (Drôme) , et sur le territoire de cette dernière commune , par huit individus armés de fusils , qui , après avoir fouillé , ont enlevé 100 francs , seule somme qu’il y eut.
Les coupables sont encore inconnus malgré les recherches actives auxquelles la gendarmerie se livre.
( La Ruche d’Orange. )
— Nous lisons dans la Ruche d’Orange :
« Le Moniteur du 9 au 10 décembre dernier , a fait connaître que le sergent Lami , du 47me régiment de ligne , avait rencontré deux enfants dont il s’était chargé depuis Meaux jusqu’à Metz. Ce sergent est d’Orange ; le trait qui l’honore étant parvenu à la connaissance de M. le lieutenant général Faucher , commandant la 3me division militaire , lequel a conservé de l’affection pour le département de Vaucluse qu’il ccommandait il y a deux ans , cet officier genéral fit rechercher le sergent Lami , et après l’avoir complimenté sur sa bonne action , voulut bien en informer M. le ministre de la Guerre , qui , de son côté , a daigné écrire a M. le lieutenant général com mandant à Nantes , pour , qu’en son nom, Lami fut félicité sur la noble conduite qu’il a tenue.
bulletin commercial.
Avignon, 12 Janvier1848
garances.
Toujours même fermeté dans le prix des alizaris.
Rosée , fr. 34 à 36 — Paluds , 41 à 42
Etat-civil d’avignon
mariages.
Du 6. Simon Rossignon , cordonnier , né à Angoulème , avec Catherine Beffort , tailleuse.
Du 8. Charles-Antoine Baudouin , maréchal-ferrant , né au Brusquet (Hautes-Alpes) , avec Marthe Guiet , ouvrière en soie. — Alexis Chabrol , cultivateur , né à Lemps (Drôme) , avec Marguerite Chaberge , fille de confiance , née à Châteaurenard.
décès
Du 6. Madeleine-Agricole Tacé , veuve Piquet , 76. — Esprit-Joseph Calvière , cultivateur, né au Thor , 71. —Marie-Joséphine Wistraëte , 10 m. — Rose Portalier , femme Perron , journalière , née a Bagnols , 58. — Marie-Cyrille Gros , 16 ans 8 m. — Guillaume Millet , cultivateur , 33.
Du 7. Marie-Louise Vidal , 5 ans 6 m. — Louis Ponge , ouvrier en soie , 80. — Marie Conte , veuve Cornet , tailleuse , née à l’Isle , 68. — Michel Jouyeau , laitier, 63. — Marie-Thérèse Gleize , veuve Jayet , née à Vaison , 74. — Jean-Baptiste Savel , 8 ans 6 m. — Louis-Joseph-Hippolyte Trastour , élève au Collège royal , né à Vence (Var), 16.
Du 8. François Millet , chasseur au 6e léger, né à Courçais (Allier) , 22. — Dominique Aurié , fusilier au 56e de ligne , né à Fanjaux (Aude), 29.
faits divers.
— La ville de Nîmes a souscrit pour 1,000 fr. à l’érection du monument de saint Louis sur la place d’Aigues-mortes. Tout fait espérer que le 25 août prochain , la statue du saint roi sera debout sur son piédestal ; les fonds sont à peu près réunis pour l’exécution de la statue ; mais M. Pradier se propose de compléter le monument par des bas-reliefs. Nous croyons savoir que la commission se propose , pour donner à son œuvre un caractère de grandeur et un intérêt historique de plus , de solliciter l’adhésion et le concours de toutes les branches de la famille de Bourbon. Nous ne pouvons qu’applaudir à cette bonne pensée. (Gazette du Bas-Languedoc )
— Les visites de M. le duc de Nemours à l’hôtel de M. Molé deviennent chaque jour plus fréquentes. Aujourd’hui encore le futur régent s’est rendu auprès de l’ancien président du conseil , et , après une longue entrevue , les deux personnages ont pris ensemble le chemin de la chambre des pairs. Que pense M. Guizot de ce redoublement d’affection du château pour l’un de ses plus dangereux adversaires , s’il n’est le plus à craindre ?
(Union Monarchique.)
— Nous lisons dans l’Echo du Midi :
« On s’entretenait au Palais d’une scène assez vive qui avait eu lieu , ces jours derniers, à l’audience du tribunal civil , entre le vice-président et le chef du parquet. Celui-ci ayant cru s’apercevoir que , pendant son réquisitoire , le président causait avec son voisin , supposa que ces deux messieurs ne prêtaient pas à ses paroles une oreille assez attentive. Le président l’ayant rassuré à cet égard , le discours fut continué ; mais le même accident s’étant renouvelé , l’organe du ministère public se rassit en disant que , sans doute , le tribunal était fatigué de l’entendre (il n’avait commencé que depuis quelque mi-
nutes) , et qu’en conséquence il cesserait de parler.
Ce fonctionnaire irritable ne s’en est pas tenu là ; il a, dit-on , dressé procès-verbal de l’événement , et quoi qu’on ait pu lui dire , il a fait subir la lecture de la pièce aux coupables de cette criminelle conversation , et aurait même exigé qu’ils la revêtissent de leur signature.
Mais nos magistrats, loin de s’endormir , ont , de leur côté , dressé aussi un procès-verbal , et l’un et l’autre seront soumis à l’autorité supérieure qui décidera. Un mauvais plaisant disait , en entendant le récit de cette discussion , qu’il était bien permis aux juges de dormir à l’audience , mais nullement d’y parler. Nous nous bornerons à faire remarquer qu’il sera difficile de rétablir entre le tribunal et le chef de son parquet une entente suffisamment cordiale pour assurer la marche des affaires de manière à ce que les intérêts des justiciables ne soient pas en souffrance. »
— Marie-Louise a laissé à l’empereur d’Autriche , son frère , la parure qu’elle a reçue de l’empereur Napoléon et d’autres objets précieux d’une valeur d’environ six millions de florins (15 millions de francs) , en le priant de les partager à sa guise entre les membres de la famille impériale.
Le Rédacteur-Gérant : R. de Joannis
théatre d’avignon.
Demain Jeudi, 13 Janvier 1848 ,
la muette , grand opéra en 4 actes.
la polka , vaudeville.
3
Gazette de Vaucluse
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Gazette de Vaucluse
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C’est parce qu’une bonne encyclopédie est aujourd’hui un ouvrage de première nécessité , que la faveur publique s’attache à l’Encyclopédie du XIXe siècle , dont le Journal des Débats , dans un récent article , établissait l’incontestable supériorité sur toutes les encyclopédies françaises et étrangères. Une de ces dernières a compté , en Allemagne, jusqu’à 65 mille souscripteurs.
Nos lecteurs savent que l’Encyclopédie du XIXe siècle est la seule que le SOUVERAIN-PONTIFE ait daigné honorer d’un bref , la seule qui ait pour directeurs spéciaux les membres les plus éminens de l’Institut de France, la seule enfin dont M. le Ministre de l’instruction publique ait cru devoir constater la valeur scientifique et littéraire en souscrivant à 50 exemplaires.
Sous le rapport du format , du papier , de la typographie et de l’exécution des gravures , l’Encyclopédie du XIXe siècle s’est mise également hors de comparaison avec les publications , du même genre.
Parmi les collaborateurs dont les travaux sont publiés , et jouissent d’une juste célébrité , il suffit de citer : MM. Laurentie , baron Guirand , de Cormenin, Hannequin , Récamier , duc de Valmy , Arago , chevalier Artaud , comte Bengnot , Delécluse , marquis de Pastoret , Biot , Bouvard , Champollion , Ph. Chasles , Ch. Lenormant , Dufrénoy , Drach , Edwards , Dubeux , Jomard , Mauvais , Ch. Nodier , d’Orbigny , Pariset , Pontécoulant , Tissot , Velpeau , Andral , Valenciennes , Liouville , Payen , Walknaër , Is. Geoffroy St Hilaire , Balbi , marquis de Chambray , marquis d’Hautpoul , Buchez , Briffaut , Royer-Collard , Boussingault , Dumont, Delafosse , C. Prévost , Dupin aîné , baron Ch. Dupin , docteur Esquirol , Letronne , Larey , Péclet , Pardessus , et les abbés Receveur , Moigno , Flottes , Blanc , Deguerry , de Feletz , d’Assance , Maupied , Canéto , Wéber , Desnoyers , etc.
COMBINAISON Financière. — Faisant participer 1,500 souscripteurs aux bénéfices sociaux. — Pour rembourser les premiers actionnaires , et pour assurer la terminaison de l’ouvrage en 1849, il a été créé un fonds de 540,000 fr. représenté par 1,500 actions de 360 fr.
L’action se paie , savoir : 160 dans 3 mois ; 100 fr. dans 6 mois ; 100 fr. dans l’année. Elle donne droit : 1° à un exemplaire de 365 fr.; 2°, à une part proportionnelle dans la moitié des bénéfices.
Tout souscripteur-actionnaire reçoit immédiatement le titre de son action et les volumes publiés. Les suivans lui sont expédiés au fur et à mesure de leur publication.
AVANTAGES. — Le Souscripteur-actionnaire couvert déjà du prix de son action par un exemplaire de 365 fr. , ou de 417 fr. s’il remplit la condition voulue, pour recevoir les volumes sur vélin superfin , recevra , en outre , un second remboursement par les dividendes , dès que le chiffre de 3,000 souscripteurs sera dépassé. Si en 1850 on a placé 10,000 exemplaires , une action aura produit plus de 1,000 fr.
Il y a ainsi pour l’actionnaire : 1° Impossibilité absolue de perte ; 2° certitude de bénéfices notables ; 3° complète garantie de l’achèvement de l’œuvre en 1849.
MODELE DE SOUSCRIPTION AUX ACTIONNAIRES.
Je soussigné déclare me porter souscripteur-actionnaire de l’Encyclopédie du XIXe siècle , pour une action de 360 fr. , dont j’acquitterai le prix sur mandats tirés par la direction et payables à mon domicile , savoir: cent soixante francs le (écrire ici les trois époques de paiement), a la condition d’avoir préalablement reçu mon titre d’action et les volumes publiés. (Dater ici et signer.)
Les volumes de 8 fr. sont adressés à qui termine ainsi son bulletin :
« Pour recevoir l’exemplaire sur vélin , du prix de 417 fr. , j’autorise la direction à ajouter 40 fr. au second mandat tiré sur moi. »,
Nota. Tout souscripteur qui , dans les trois mois , aura pris l’engagement de solder son action en un seul mandat , après avoir reçu les volumes , ne paiera que 352 ou 390 fr. selon l’exemplaire choisi , et recevra franco les 27 premières livraisons.
Ecrire lisiblement son adresse , et celle du bureau de roulage , de diligence ou de chemin de fer où doivent être expédiés les volumes.
SOUSCRIPTION A L’OUVRAGE.
Le nombre de 52 vol. étant invariable , l’ouvrage complet contera 365 f. papier fin, et 417 f. sur vélin , y compris l’introduction. Le souscripteur autorise à faire traite sur lui à son domicile pour le prix des volumes publiés les reçoit franco.
On peut s’entendre avec l’administration pour solder les volumes par mois , par trimestre , par semestre ou par année , pourvu qu’il ne soit pas versé moins de 60 f. par an , et que le paiement total soit complété dans l’année de la publication du dernier volume.
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Cet ouvrage contient une Liste générale , par indications de demeures , de MM. les négociants , commerçants , courtiers , avocats , avoués , notaires docteurs et médecine , propriétaires et tous les principaux employés de toutes les administrations de la ville d’Avignon et une Liste par professions des principaux négociants du département.
Les personnes qui , nonobstant leur qualité de propriétaires , sont fonctionnaires publics , comrnerçants , industriels , hommes de loi , etc., ont été désignés dans ledit Annuaire sous autant de dénominations qui leur sont applicables et par nature de fonctions , d’industrie ou de profession.
Il contient en outre un Dictionnaire exact des rues d’Avignon par tenants et aboutissants , on y trouve également l’indication de tous les établissements publics qui existent dans cette ville.
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Gazette de Vaucluse
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