Gazette de Vaucluse – No. 314 du 8 Janvier 1848
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Le National ne veut pas que le gouvernement ratifie les engagemens pris par M. le duc d’Aumale envers Abd-el-Kader.
« Nous ne nous félicitons pas moins de cet événement , qui va forcer le gouvernement à réduire considérablement l’effectif de notre armée en Algérie. Ce sera , pour
Un événement aussi grave , aussi décisif pour la France que la reddition d’Abd-el-Kader , devait tout naturellement devenir le sujet de mille commentaires. C’est l’usage de ce pays où l’imagination supplée si volontiers à la réalité.
Aussi que n’a-t-on pas dit depuis hier ? Combien de bruits absurdes n’ont-ils pas circulé , couru de bouche en bouche , et toujours se grossissant ! On a prétendu notamment que le ministère avait résolu d’interner en France notre ancien ennemi. Déjà même on donnait comme chouse certaine que l’ex-émir devait arriver à Paris dans la soirée de ce jour.
Il n’y a dans tout cela qu’un inconvénient ; c’est que la France s’est engagée à conduire Abd-el-Kader en Orient. Que cette stipulation soit au moins imprudente , nous le croyons sans peine , mais on ne saurait y manquer sans forfaire aux engagemens.
Nous croyons donc que le gouvernement se résignera à tenir la parole de ses représentans en Afrique , soit que l’on mande provisoirement Abd-el-Kader à Paris , soit qu’on le conduise directement de Toulon à Saint-Jean-d’Acre.
L’Angleterre d’ailleurs ne sera pas fâchée de voir notre adversaire expatrié en Orient , c’est-à-dire dans un pays où elle est prépondérante. Ce sera une joie , une espérance pour elle de tenir encore sur nos têtes l’épée de Damoclès , alors même que cette épée est rentrée au fourreau. (Union Monarchique.)
Avignon, 8 Janvier.
La soumission d’Abd-el-Kader , placé entre deux ennemis , vaincu par les uns et contraint après sa défaite à chercher un refuge entre les mains des autres , dont la générosité lui était connue , est célébrée par la presse dynastique comme un éclatant triomphe pour le prince gouverneur général de l’Algérie. Certes notre intention n’est point de troubler ces joies bruyantes et de contester l’importance du succès obtenu : mais tant que la captivité du plus redoutable de nos adversaires , en mettant fin , à la guerre , n’aura point eu pour résultats immédiats une diminution considérable dans le chiffre de l’armée d’Afrique et une économie correspondante au budget , tant que le ministère ne se sera point occupé activement de la colonisation et de la constitution civile de nos possessions africaines , nous reconnaîtrons que les journaux du système ont avec raison réservé toutes leurs félicitations pour la dynastie et le pouvoir , la France devant évidemment demeurer indifférente en présence d’un événement qui ne lui aura apporté ni gloire , ni profit.
D’après une convention verbale conclue entre l’Emir et M. le général de Lamoricière , ratifiée plus tard par M. le duc d’Aumale , Abd-el-Kader devra être transporté en Egypte et aura le choix de se fixer à Alexandrie ou St-Jean-d’Acre. La première de ces villes est au sein même de l’Afrique ; la seconde , où domine l’influence anglaise , n’en est séparée que par quelques journées de marche : ainsi rendu à la liberté et dans un tel voisinage , Abd-el-Kader ne pourra-t-il point , après avoir laissé reposer , pendant un temps indéterminé , le fanatisme des tribus algériennes et sa propre renommée , se joindre à quelque caravane , ou s’embarquer sur un vaisseau anglais et reparaître au milieu de ses anciens sujets pour y prêcher de nouveau la guerre sainte ? Ne lui sera-t-il pas loisible surtout de se rendre à Londres et d’y demeurer entre les mains de nos éternels ennemis comme un ôtage et une menace incessante pour nos possessions d’Afrique ?
L’exil d’Abd-el-Kader à Alexandrie ou St Jean-d’Acre pourrait donc , dans une circonstance donnée , n’équivaloir qu’à une simple trêve.
Si M. le duc d’Aumale avait eu plus d’expérience de la guerre et des lois qui la régissent , il n’aurait point engagé légèrement sa parole et donné ainsi la sanction du gouvernement à une convention qui , de la part de M. de Lamoricière , s’explique par l’incertitude de la poursuite dans l’obscurité de la nuit et la générosité irréfléchie d’un premier mouvement. Personne n’ignore que la capitulation accordée à une place , à un corps d’armée n’est valable qu’autant qu’elle a obtenu la ratification du chef supérieur. Celui qui capitule sait fort bien qu’il se soumet à l’alternative de l’acceptation ou du refus des conditions par lui proposées et qui n’ont été admises que provisoirement. Les exemples ne manquent point de conventions ainsi faites par un général et non ratifiées par le chef de l’armée , sans que l’honneur et la foi de ce dernier aient été mis en cause.
Dans la campagne de 1813, le général Rapp, enfermé dans Dantzig, capitula après dix mois d’un siège meurtrier. Aux termes du traité , la garnison , forte d’environ vingt mille hommes , devait rejoindre l’armée française par journées d’étapes. L’empereur de Russie ayant refusé de ratifier la capitulation , Rapp et ses intrépides compagnons demeurèrent prisonniers.
Dans la même campagne , le maréchal Gouvion St-Cyr , assiégé dans Dresde par des forces décuples, conclut une convention d’après laquelle son corps d’armée devait déposer les armes et rejoindre , sous l’escorte des troupes ennemies , l’empereur Napoléon alors à Leipsig. Les souverains alliés ayant refusé leur ratification , la garnison française , au nombre de trente mille hommes , fut arrêtée à sa troisième marche. On offrit au maréchal de le ramener dans Dresde et de lui rendre ses armes ; il préféra rester prisonnier.
Nous sommes loin de poser en principes ces exemples d’une foi punique , mais on ne saurait blâmer le gouvernement de s’en être autorisé dans la détermination qu’il semble avoir prise à l’égard du fugitif de la Malouia. Des aides de camp de Louis Philippe sont , dit-on , partis pour Toulon avec mission de conduire à Paris Abd-el-Kader et sa suite , qui seront logés à l’Elysée Bourbon et ne manqueront point , sans doute , de recevoir de la famille royale et de tous les partisans du système les soins de la splendide hospitalité déjà prodigués à BouMaza. Il est toujours honorable de respecter un ennemi vaincu : mais nous avons peine à comprendre tant d’honneurs déférés à un arabe fait roi par la grâce de M. Bugeaud. Quand nous voyons traiter à l’égal des souverains de l’Europe un barbare , qui ordonna de sang-froid le massacre de plusieurs centaines de Français prisonniers , nos souvenirs se reportent involontairement vers le roi légitime d’Espagne , un Bourbon , un proche parent de Louis-Philippe , enfermé captif dans Bourges , entouré d’un triple cordon d’espions et d’agents de police. Par quelle malheureuse fatalité , le système , qui se montre si généreux envers les sauvages enfants du désert , n’a-t-il que la prison et les traitements les plus durs pour la dignité la plus auguste , la loyauté et le courage malheureux ?
LA POPULARITÉ,
Tercets à l’auteur de l’histoire des Girondins.
" Ce n’est pas que de l’or l’ardente soif s’allume
" Dans un cœur qui s’est fait un plus noble trésor,
" Ni que de son flambeau la gloire me consume
" De l’éclat d’un vain nom plus fugitif encor
( Lamartine, à l’académie de Marseille. )
" Que les tyrans divers, dont la vertu se joue,
" Suivant l’heure et les lieux se nomment peuple ou roi .
" Déshonorent la pourpre ou salissent la boue ,
" La honte qui les flatte est la même pour moi.
( Lamartine à Némésis. )
La Popularité, la moderne chimère ,
Peut donc en promettant sa couronne éphémère
Faire abjurer soudain le plus noble passé !
Peut donc en promettant sa couronne éphémère
Faire abjurer soudain le plus noble passé !
Tout fléchit devant-elle , et nos yeux à sa suite
N’ont vu que trop souvent l’éloquence séduite
S’écarter du sentier par le devoir tracé.
N’ont vu que trop souvent l’éloquence séduite
S’écarter du sentier par le devoir tracé.
0 Popularité , nom sonore mais vide ,
Fantôme au vain langage, au sourire perfide ,
On te prend pour le phare et tu n’es que l’écueil !
Fantôme au vain langage, au sourire perfide ,
On te prend pour le phare et tu n’es que l’écueil !
Météore trompeur , dangereuse Syrène ,
Dont l’éclat éblouit et dont la voix entraine ,
Dans quels gouffres sans fond tu fais tomber l’orgueil !
Dont l’éclat éblouit et dont la voix entraine ,
Dans quels gouffres sans fond tu fais tomber l’orgueil !
C’est l’idole du siècle , et devant cette idole
Les plus fiers aujourd’hui fléchissant les genoux
S’éfforcent d’emprunter son impure auréole.
Les plus fiers aujourd’hui fléchissant les genoux
S’éfforcent d’emprunter son impure auréole.
Son despotique empire est établi chez nous ,
On la sert , on la flatte , et même le génie
A de ses fers dorés subi l’ignominie.
On la sert , on la flatte , et même le génie
A de ses fers dorés subi l’ignominie.
Ses esclaves ont cru partager son pouvoir ,
Et, pour en obtenir la gloire ou la richesse,
Deviennent des jouets qu’un souffle fait mouvoir.
Et, pour en obtenir la gloire ou la richesse,
Deviennent des jouets qu’un souffle fait mouvoir.
D’une tourbe vulgaire excusons la bassesse ,
Laissons à l’écrivain , qui ne vivra qu’un jour ,
Sa lâche servitude et son ignoble amour ;
Laissons à l’écrivain , qui ne vivra qu’un jour ,
Sa lâche servitude et son ignoble amour ;
Mais d’un chantre immortel quand l’ivresse funeste
à des forfaits heureux dressant un piédestal
Exalte des tribuns que sa raison déteste ,
à des forfaits heureux dressant un piédestal
Exalte des tribuns que sa raison déteste ,
Alors il faut maudire un vertige fatal ,
Alors il faut pleurer une muse divine
Et se voiler la face au nom de Lamartine.
Alors il faut pleurer une muse divine
Et se voiler la face au nom de Lamartine.
Sur un chemin sanglant son talent égaré,
En quêtant un succès naguère a consacré
à de basses fureurs une sublime page.
En quêtant un succès naguère a consacré
à de basses fureurs une sublime page.
Du doute et de l’erreur il a goûté le fiel ,
Des dons les plus brillans accordés par le ciel
C’est à l’esprit du mal qu’il va porter l’hommage.
Des dons les plus brillans accordés par le ciel
C’est à l’esprit du mal qu’il va porter l’hommage.
A Reims, sous le portail aux murs fleurdelisés,
La royauté put voir Lamartine auprès d’elle ,
Il vint aux hymnes saints mêler un chant fidèle.
La royauté put voir Lamartine auprès d’elle ,
Il vint aux hymnes saints mêler un chant fidèle.
Mais le trône et l’autel en trois jours sont brisés......
A-t-il sur leurs destins répandu quelques larmes ?
Pour eux , dans sa pensée a-t-il cherché des armes ?
A-t-il sur leurs destins répandu quelques larmes ?
Pour eux , dans sa pensée a-t-il cherché des armes ?
Non ! .... Dans l’œuvre d’hier, l’honneur, le dévoument ,
Le courage, le droit , le respect du serment ,
Une seconde fois sont livrés au supplice.
Le courage, le droit , le respect du serment ,
Une seconde fois sont livrés au supplice.
Lamartine à ce point s’est-il dont méconnu ?
Du vil Egalité serait-il devenu
Le courtisan posthume et le triste complice ?
Du vil Egalité serait-il devenu
Le courtisan posthume et le triste complice ?
Prendre pour la sagesse un délire cruel ,
A d’auguste clartés préférer la nuit sombre ,
Se plaire à profaner la harpe d’Israël ,
A d’auguste clartés préférer la nuit sombre ,
Se plaire à profaner la harpe d’Israël ,
Des enfans de Moab aller grossir le nombre ,
Disperser dans la fangé et la myrre et l’encens ,
Pour le Dieu qu’on aima ne plus trouver d’accens ,
Disperser dans la fangé et la myrre et l’encens ,
Pour le Dieu qu’on aima ne plus trouver d’accens ,
feuilleton.
Avignon, 8 Janvier.
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6 mois. . . . . . . . . . . . 14
Un an. . . . . . . . . . . . 25
Pour le dehors. . . . . . . 30
PARAISSANT LE SAMEDI ET LE MERCREDI SOIR.
Gazette de Vaucluse,
No 314.
Quatrième Année.
Samedi, 8 Janvier 1848.
D’une révolte impie arborer la bannière ,
Crier mort à Louis et grâce à Robespière ,
Mettre de l’avenir la justice en défaut ,
Crier mort à Louis et grâce à Robespière ,
Mettre de l’avenir la justice en défaut ,
Echo retentissant des clameurs de la haine ,
Quand le sang d’Antoinette arrose l’échafaud.
Calomnier la femme , insulter à la reine ,
Quand le sang d’Antoinette arrose l’échafaud.
Calomnier la femme , insulter à la reine ,
Des peuples abusés bercer les passions ,
Et de vieux égorgeurs caressant la mémoire
Pour vendre un manuscrit faire mentir l’histoire ,
Et de vieux égorgeurs caressant la mémoire
Pour vendre un manuscrit faire mentir l’histoire ,
C’est un rôle à ranger parmi ces actions
Qui pésent sur le cœur et font courber la tête
Et dont la France a dû rougir pour son poëte.
Qui pésent sur le cœur et font courber la tête
Et dont la France a dû rougir pour son poëte.
La soif de l’or peut-être , ou la soif des bravos ,
Tourmentent son esprit , asservissent sa plume ,
Et les guident au gré des sophismes nouveaux.
Tourmentent son esprit , asservissent sa plume ,
Et les guident au gré des sophismes nouveaux.
Notre juste courroux à cet aspect s’allume ,
Car l’illustre transfuge ajoute à nos douleurs
Et son apostasie est un de nos malheurs.
Car l’illustre transfuge ajoute à nos douleurs
Et son apostasie est un de nos malheurs.
Du fait et du hasard bravant les satellites
Il pouvait , champion des vérités proscrites ,
Marcher d’un front altier et d’un pas résolu ;
Il pouvait , champion des vérités proscrites ,
Marcher d’un front altier et d’un pas résolu ;
Il pouvait nous montrer les vertus outragées
Du fond de leur tombeau ressuscitant vengées ,
Il le pouvait sans doute.... Il ne l’a pas voulu !..
Du fond de leur tombeau ressuscitant vengées ,
Il le pouvait sans doute.... Il ne l’a pas voulu !..
Aux pieds de nos faux-dieux l’historien s’abaisse ,
Ses yeux se sont couverts d’une nuée épaisse ,
Il offre aux scélérats la palme des héros ,
Ses yeux se sont couverts d’une nuée épaisse ,
Il offre aux scélérats la palme des héros ,
Des hauteurs de son âme il a quitté la cime ,
Et , pour être applaudi par les fils des bourreaux ,
De la main du génie il a fardé le crime !.. (*)
Et , pour être applaudi par les fils des bourreaux ,
De la main du génie il a fardé le crime !.. (*)
vicomte de nugent.
(*) M. de Lamartine lui-même a justement et éloquemment flétri cette passion de la popularité , vaine idole à laquelle les esprits faibles et les convictions incertaines se hâtent de tout sacrifier. Qu’on nous permette de citer quelques uns de ses vers à M. de Bonald.
« Poursuis , le mépris du vulgaire
« Est l’apanage des grands cœurs.
.......................................................
« Si pour caresser sa faiblesse
« Sous tes pinceaux adulateurs ,
« Tu parais du nom de sagesse
« Les leçons de ses corrupteurs ,
« Tu verrais ses mains avilies
« Arrachant des palmes flétries
« De quelque front déshonoré ,
« Les répandre sur ton passage ,
« Et , changeant la gloire en outrage ,
« T’offrir un triomphe abhorré !..
« Mais loin d’abandonner la lice
« Où ta jeunesse a combattu ,
« Tu sais que l’estime du vice
« Est un outrage à la vertu.
« Tu t’honores de tant de haine ;
« Tu plains ces faibles cœurs qu’entraine
« Le cours de leur siècle égaré ;
« Et , seul contre le flot rapide ,
« Tu marches d’un pas intrépide
« Au but que la gloire a montré !...
........................................................
« Pour cette lutte qui s’achève
« Que la vérité soit ton glaive
« La justice ton bouclier !...
M. de Lamartine n’a pas jugé à propos de pratiquer les conseils qu’il adressait à d’autres. Nous le regrettons pour sa gloire.
chronique locale.
Le bruit court que le ministère public va exercer des poursuites au sujet de certaines voies de fait , dont on s’est entretenu ces jours derniers dans les cercles de notre cité , et dont le récit a été accompagné de circonstances diverses , et même contradictoires.
Nous ne pensons pas que ce bruit soit fondé ; la bonne opinion que nous avons de la magistrature , éloigne de nous la croyance qu’elle pourrait avoir deux poids et deux mesures.
L’affaire du même genre qui s’est passée , il y a quelques mois , eut beaucoup plus de retentissement et du publicité , cependant le parquet étant demeuré muet , nous en concluons qu’il le sera pareillement aujourd’hui. Si la repression manque quand les exemples viennent de haut , comment pourrait-on admettre qu’elle aura lieu quand ces exemples trouvent des imitateurs ? Si Thémis est representée avec un bandeau sur les yeux , c’est à la condition de ne pas le soulever afin de faire un choix parmi ceux qu’elle atteint.
Quoiqu’il en soit , si malgré nos prévisions des poursuites avaient lieu , bien que nous ayons la confiance la plus complète dans l’équité de MM. les juges du tribunal , nous regretterions l’absence de l’honorable président qui représente notre arrondissement à la chambre des députés ; les hautes lumières de ce magistrat et ses connaissances profondes sur ces questions , offriraient un surcroit de garanties aux justitiables qui pourraient être mis en cause.
commission de l’adresse
La chambre , réunie dans ses bureaux , a nommé les membres suivants , comme devant faire partie de la commission de l’adresse :
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1er
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bureau :
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M. Bussières.
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2e
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M. Muret de Bord.
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3e
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M. Plougouim.
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4e
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M. Vitet.
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5e
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M. Couture.
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6e
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M. Saglio.
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7e
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M. d’Angeville
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8e
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M. d’Haussonville.
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9e
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M. d’Hanbersaert.
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Tous les membres de la commission sont conservateurs.
Nous apprenons qu’un cartel a été adressé aujourd’hui par M. de Morny , député , à M. de Girardin , en raison d’un article publié ce matin par la Presse , et où l’on discutait avec quelque vivacité un autre article de M. de Morny , inséré dans le dernier numéro Revue des Deux-Mondes.
Les témoins de M. de Morny seraient M. le maréchal Bugeaud et M. le marquis de Lavalette. De son coté , M. J. Girardin aurait choisi M. le duc de Reggio et M. de Maleville.
On espérait que ces quatre témoins qui appartiennen à la chambre trouveraient, dans la soirée , le moyen de pacifier cette affaire. ( Union Monarc. )
L’année commence bien ! pour le scandale , elle menace déjà d’être la digne fille de 1847.
Voici que nous ouvrons les journaux de Paris et l’une des premières nouvelles que nous y trouvons est celle
d’une autre affaire Lebon. L’autorité à dû faire arrêter un des meilleurs amis de M. Duchâtel , un familier du château , M. Outrebon , notaire de Paris , chef de bataillon dans la 3me légion de la garde nationale , officier de la Légion-d’Honneur , et naguère porté par le ministère comme candidat à la mairie du 2me arrondissement.
M. Outrebon , comme on le verra plus loin par nos nouvelles de Paris , est sous le coup de plusieurs accusations qui peuvent le conduire devant les assises.
Le notariat fut menacé par M. Teste d’une révolution : mais ne reconnaîtra-t-il pas , suivant l’expression devenue proverbiale de l’ex-ministre , qu’il y a quelque chose à faire pour garantir contre les spéculateurs et les roués l’honneur de la magistrature des familles ?
La Presse n’épargne aucun sarcasme au ministère de la grande politique.
« On voit bien , dit-elle , que nous touchons à une époque grave pour les gouvernements représentatifs. Le cabinet tout entier redouble de sollicitude à l’égard des grands intérêts publics, et le département du commerce ne veut rester en arrière d’aucun autre sous ce rapport.
« Dernièrement , cette recrudescence de zèle éclatait dans une ordonnance qui affranchissait les huitres de coco , de touloucouna et d’illipé récoltées dans quelques ilots perdus du canal Mosambique ou de l’Océanie.
« Aujourd’hui , nouvel effort , nouveau prodige !
« Le Moniteur contient , dans sa partie officielle , une ordonnance royale qui réduit à 1 centime par mille le droit d’exportation sur les ardoises et à 25 centimes par 100 kilogrammes le droit à l’exportation des ............ poils de lièvre et de lapin !
« Que le commerce , que l’industrie viennent encore , après cela , se plaindre de l’indifférence du ministère ! Ingrats, on a même devancé de vingt-quatre heures , pour vous faire jouir plus tôt de cette bonne nouvelle , la publicité du discours d’ouverture , dans lequel , cependant , cette annonce solennelle d’une réduction sur le tarif de sortie des poils de lièvre et de lapin eût été d’un si heureux effet pour la grande politique ! »
M. l’évêque de Langres , dans sa brochure , s’adresse au monde officiel et s’écrie :
« Le communisme ! mais n’est-il pas votre ouvrage ? Ces immenses scandales , partis des plus hautes sphères de la hiérarchie administrative , ces larcins innombrables faits à la fortune publique pour satisfaire des passions particulières et des calculs égoïstes ; ces impôts de plus en plus accablans, qui semblent ne s’accroître qu’au profit de ceux qui vendent leur propre conscience avec nos libertés a tous , n’est pas déjà une espèce de communisme ? N’est-ce pas tout à la fois pour le peuple une excitation au mécontentement , un encouragement de ses désirs , une sanction anticipée de ses projets ?
« Ce monde officiel qui s’agite dans vos colléges électoraux , qui fourmille dans vos administrations et dont l’élite siège dans vos chambres législatives , ce monde officiel qui déjà , sauf d’honorables exceptions, fait du communisme autant qu’il peut , par la mise en commun de certaines fractions au trésor , que l’on se fait partager comme une proie ; ce monde officiel qui est le plus influent , parce qu’il est le plus puissant et le plus en vue , et dont l’exemple doit être le plus irrésistible agent du communisme dans les masses , qui est-ce qui l’a primitivement formé, si ce n’est vous ? Et qui est-ce qui l’affermit , qui le développe et le complète dans l’exercice de cette effrayante morale , si ce n’est vous encore par votre système de gouvernement ? »
Ennemis , aveugles , corrupteurs , corrompus , satisfaits , mécontens , tout cela va produire un pêle-mêle d’un moment dans une enceinte murée. Mais la France ne verra rien sortir de cette mêlée qu’un budget énorme pour maintenir une situation sans issue. (Gaz. de France.)
Voilà les Autrichiens à Modène et à Parme , et bientôt peut-être à Naples. La péninsule peut devenir autrichienne d’un moment à l’autre. Il n’y a plus de France nulle part en Europe. La France n’est plus qu’en Afrique, et la gloire du bonnet de grenadier couvre la honte du chapeau rond de M. Guizot.
Mais croire , comme on l’a dit dans le discours d’ouverture , qu’on fera du statu quo dans cette situation , c’est là une espérance chimérique. La France ne peut s’arrêter dans la honte , puisqu’elle ne s’est point arrêtée dans la gloire. Il n’y aura pas de repos tant que le gou-
vernement ne reposera pas sur le droit national.
Les sociétés sont toutes hors de leurs bases depuis que la France est hors des siennes. On a voulu construire des gouvernemens sur des passions : on n’a fait que le chaos ; on a livré les peuples aux vents du désert.
A quoi servent donc l’intelligence qui a été donnée à l’homme , le sentiment du droit , la connaissance des lois morales et des principes , si l’on croit devoir fonder des puissances politiques en dehors du droit , des principes et des lois morales ? (Gazette de France.)
La mort de Madame Adélaïde fait aujourd’hui le sujet de tous les entretiens ; les journaux du libéralisme louent cette princesse sur ses opinions , qui lui venaient de Mme de Genlis , et le Constitutionnel ajoute qu’elle avait conservé l’esprit du dix-huitième siècle. Le même journal dit encore :
« Au moment où , en présence des événemens de 1830 , il fallait que le duc d’Orléans se décidât à accepter ou à refuser la couronne , ce fut Madame Adélaïde qui prit une initiative hardie , et s’engagea pour son frère. Elle offrit même de venir à Paris la première pour partager les dangers des Parisiens. Depuis, elle n’a cessé de partager et de servir la haute fortune du roi. »
Ainsi , c’est la princesse Adélaïde qui aurait pris en réalité la couronne en 1830 pour la placer sur la tête de son frère. Le Siècle s’attache à constater ce fait.
« Elle retrouva en 1830 , dit ce journal , toute son énergie et tout son dévoument pour servir , dans une situation délicate et dans une crise qui pouvait être périlleuse , un frère qu’elle a toujours tendrement aimé. Nous n’avons jamais flatté cette princesse tant qu’elle a vécu ; cela nous donne le droit de lui rendre justice après sa mort. Disons donc qu’elle a montré , le lendemain des célèbres journées de 1830 , une présence d’esprit et un courage qui honorent également son esprit et son cœur. C’est elle qui , précédant le duc d’Orléans , se confia généreusement au peuple armé et victorieux en entrant au Palais-Royal avec le général Sébastiani. »
En présence de ces révélations , on ne s’étonnera pas de la consternation de Louis-Philippe , au moment où la tombe s’ouvre pour la main persévérante qui la poussé vers le trône , au moment où s’éteint cette volonté active et envahissante qui , sous la Restauration , mettant de côté tout scrupule , conspirait pour la grandeur de son frère. C’est le Constitutionnel qui le dit en ces termes :
« Madame Adélaïde ne contribua pas peu , pendant la lutte des quinze ans , à rallier autour de son frère les diverses influences politiques que la Restauration semblait s’étudier à coaliser contre elle-même. »
Il est inutile de rien ajouter. Il y a des actes qui portent avec eux leur signification : il y a des aveux qui éclairent et qui jugent toute une conduite.
( Union Monarchique.)
nos finances , une économie fort utile , et il faut espérer qu’on n’aura plus d’excuse à l’avenir pour refuser d’entrer dans les voies de la colonisation. Ce qu’il y a de triste à dire , c’est qu’après avoir armé cent mille hommes , dépensé pendant dix ans plus de cent millions , nous avons été condamnés à ne vaincre cet ennemi qu’avec le secours de l’empereur du Maroc.
» Il ne faut pas cependant que notre orgueil national se sente trop humilié des fautes de notre gouvernement. Celui ci en a déjà tant commis dans cette lutte qu’il n’ajoutera pas assurément celle de ratifier les promesses faites par le duc d’Aumale d’envoyer Abd-el-Kader en Egypte. M. le duc d’Aumale s’est conduit en tout ceci avec une légèreté à peine excusable pour sa jeunesse. Après avoir promis à l’émir le séjour de Saint-Jean-d’Acre ou d’Alexandrie , il a cru devoir adresser à Mme Lamoricière le sabre d’Abd-el-Kader. C’est fort galant ; mais le sabre d’un ennemi vaincu est comme un drapeau dont personne n’a le droit de disposer. »
Gazette de Vaucluse
2
bulletin commercial.
Avignon, 8 Janvier 1848
garances.
Toujours bon soutient dans les prix des alizaris à la côte de notre dernier bulletin
soies.
Les affaires n’ont pas changé de face depuis notre dernier bulletins ; il y a quelques demandes et fermeté sur le cours de la marchandise commune , mais la soie d’ordre est peu recherchée.
Etat-civil d’avignon
mariages
Du 1er janvier. Louis Icard , cultivateur , né à Joncquières , avec Marie-Rose Rigaud , fille de confiance , née à Suze-la Rousse.
Du 5. Joseph-Etienne-Edouard de Pietri , capitaine en retraite , né à Milan , avec Eudoxie-Césarie Robein , née à Mornas. — Joseph-Vincent-Pierre Ourman , cultivateur , né à Rivesalles ( Pyrénées-Orientales ) , avec Marie-Anne-Agricole Ytier , couturière. — Denis-Ignace Hostaléry , menuisier , né à Caumont , avec Colette Ravier , tailleuse , née à Gouhelans ( Doubs ).
décès
Du 29. Marie Agier , née à Rognonas , 80. — François Ausias , 5 ans 5 m.
Du 30. Marie-Madeleine Moran , veuve Mathieu , 84. — Joseph-Marie-Jean Nawrocki , 3. — Noël Reynard , 4 j. — Paul Brun , 17 j. — Marie Libus , veuve Pradaud , 81 — Marie-Thérèse Clémens , veuve Grosjean , née à Ste-Cécile , 69. — Marie-Louise Guiard , 61. — Rose Truchement , veuve Meffre , couturière , née à l’Isle , 53.
Du 31. Marie-Rose Rigaud , femme Jouveau , laitière , née à Roquemaure , 52. — André Jean , ancien boulanger , 55. — Françoise Dumazet , journalière , née a Aunac (Aveyron) , 22. — Elisabeth David , femme Bouvillon , née à Mazan, 75. — Joséphine-Louise-Béatrix Dupuy , 2 ans 6 m.
Du 1er janvier. Rose Joussaud , 21 j. — Louise Emanaud , née à Toulouse , 4 ans 6 m. — Madeleine-Catherine Vergier , 94. — Lajard , garçon mort-né. — Lajard, garçon mort-né, jumeaux.
Du 2. Agathe Michel , femme Archelet , devideuse de soie , 54. — Marie-Anne Branche , 6 ans 6 m. — Henri Jouveau , 4 ans 6 m.
Du 3. Catherine Boi , veuve Gauthier , rentière , 84. — Edme Menetré , chasseur au 6e léger , né à Essert (Yonne) , 21. — Marie-Rosalie Lange , femme Leroy , née aux Andelys (Eure) , 48. — Jean-Charles Lallement , cavalier au 1er régiment de chasseurs à cheval , 22. — Marie-Elisabeth-Louise-Désirée Pons , femme Vernay , 51. — Jacob Digne , propriétaire , né à l’Isle , 64. — Claude Rophile , 3 ans 6 m. — Joseph-Théotime Lauchier , 2.
Du 4. Lidoire-Eulalie Bouché , femme Krzyzanowski , couturière , née à Tours , 45. — Louis Chapert , sergent invalide , né à Marvejols (Lozère), 49. — Michel Mazen, ouvrier en soie , 17. — Jean Sapet , maçon , né à Langogne (Lozère) , 58. — Auguste Laurent , boulanger , né à Estezargues (Gard) , 28.
— On écrit de Vienne que la dépouille mortelle de la veuve de Napoléon sera déposée à Vienne , dans le caveau impérial de l’église des Capucins , à côté des restes de son fils , le duc de Reichstadt.
— On écrit de Florence :
« A la nouvelle de rentrée des troupes autrichiennes à Modène et à Parme , les populations de Livourne et de Florence se sont soulevées , le gouvernement n’a pas été assez fort pour maintenir le mouvement ; il s’est vu contraint de délivrer toutes le armes qui existaient dans ses arsenaux. »
( Gaz. de Lyon. )
— L’agitation est vive parmi la jeunesse des écoles de Paris ; le 29 décembre , avant l’arrivée de M. Michelet , un grand nombre de jeunes gens étaient réunis dans la salle du collége de France , où il fait son cours. Le discours d’ouverture a été lu et commenté. Le paragraphe relatif aux banquets réformistes a surtout donné lieu aux manifestations les plus animées.
Le 2 janvier , M. Salvandy a prononcé la suspension du cours de M. Michelet.
La Presse rapporte ainsi cette nouvelle :
« On annonce que le gouvernement vient de faire suspendre le cours de M. Michelet au collége de France. Si nous sommes bien informés , cette mesure , imposée à M. de Salvandy par M. Duchâtel , serait fondée sur certaines scènes dont aurait été accompagnée , au collége de France , la lecture du discours de la couronne , scènes qui auraient eu lieu avant l’entrée de M. Michelet dans l’amphithéâtre.
— La Bermuda-Gazette annonce la découverte d’une île nouvelle dans l’Océen atlantique , par le capitaine Paulson , du navire danois Triton , pendant sa traversée de Santa-Cruz à Londres.
Peu de jours , dit-il , après que ce navire eut quitté les Bermudes , le temps étant sombre et orageux , un matelot vint dire au capitaine , vers le coucher du soleil qu’il lui semblait voir la terre assez distinctement. On se refusa
d’abord à croire à un rapport aussi en contradiction avec les cartes marines ; cependant , l’eau de la mer offrant une teinte différente de ce qu’elle est habituellement au large , on jeta la sonde et on ne trouva que 16 brasses. Ordre fut bientôt donné de virer de bord , et bien en est-il advenu , car au moment où on changea les armures , la sonde n’annonçait déjà plus que 5 brasses. On courut pendant toute la nuit dans l’O S. O avec peu de voiles ; au point du jour. , on prit une bordée à l’E.-N-E. et peu de temps après on aperçut l’île droit sur l’avant.
A neuf heures du matin , l’ancre fut jetée dans une baie avec fond sablonneux et sept brasses d’eau. On descendit à terre , et en moins de trois quarts d’heure on fit le tour de l’île , qui était recouverte d’un beau gazon et de quelques buissons épars. Pendant que le capitaine fesait des observations pour en déterminer la position géographique , les matelots vinrent lui dire qu’ils avaient découvert le corps d’un homme mort. S’étant rendu à l’endroit indiqué , il trouva en effet , dans une espèce de grotte , les restes parfaitement conservés et en apparence désséchés d’un homme à cheveux blonds, avec une longue barbe et des favoris.
Auprès du corps , se trouvait une boîte marquée de quelques initiales , et plus loin une espèce de petit radeau qui tenait par des lieus végétaux sans aucune trace de fer ou de matériaux provenant d’un naufrage. La momie tomba en poussière dès qu’on y eut touché.
Si les observations du capitaine Paulson sont exactes , cette nouvelle île se trouverait par 33 dégrés 19 minutes de latitude nord , par 12 dégrés 39 minutes de longitude ouest de Greenwich , et aurait environ 70 pieds anglais d’élévation au dessus du niveau de la mer.
— A onze heures , ce matin , plusieurs ministres étaient assemblés aux Tuileries.
Après ce conseil , plusieurs officiers d’état-major sont partis des Tuileries , dans une des voitures de voyage de la cour , et ont pris le chemin d’Orléans peur se rendre à Marseille chercher Abd-el-Kader , qui va être décidément amené à Paris et logé au Palais-Bourbon.
— On lit dans la Sentinelle de la Marine, sous la date de Toulon , 31 décembre :
« Pendant la traversée de l’Asmodée , qui a été fort pénible pour tous les passagers , à cause du mauvais temps , Abd-el-Kader n’a pas quitté sa chambre.
Hier , dans l’après-midi , des ordres ont été donnés par l’autorité locale , en attendant ceux de Paris , de déposer tous les passagers de l’Asmodée au lazaret , dont la marine a fait meubler a la hâte les appartemens destinés à les recevoir. M. le préfet maritime s’est rendu à bord de’ l’Asmodée , et peu de temps après le débarquement s’est fait.
Abd-el-Kader , accompagné de M. Rousseau , interprète principal , et de ses ministres ou généraux , s’est rendu au lazaret dans le canot du préfet.
Il a voulu voir les appartemens qui étaient préparés pour sa suite , pour sa famille et pour ses femmes. Il a paru en être très satisfait.
On a remarqué que les gens de sa suite observent à son regard le plus grand respect. Tous marchent à une longue distance de leur chef , et nul ne lui adresse la parole.
Parmi les femmes se trouve la mère de l’ex-émir , que deux femmes soutenaient pour l’aider à marcher.
Abd-el-Kader , taciturne comme tous les Arabes , a des traits délicats et une physionomie très douce. Il ne semble pas avoir plus de trente-cinq ans , malgré les fatigues de la guerre qu’il a essuyées.
Voici les noms des principaux personnages débarqués au lazaret et formant la suite de l’ex-émir :
Hadj-Abd-el-Kader-ben-Mehiddin , sa mère , ses trois enfans en bas âge et une suite de vingt personnes ;
Hadj-Mustapha-ben-Thami , cousin et beau-frère d’Abd-el-Kader , ses deux femmes et sa suite ;
Hid-Kadderibn-Mihhidin , frère de Ben-Allah , kalifa , sa femme et sa suite ;
Plusieurs agas de cavalerie et d’infanterie ;
En tout : 61 hommes , 21 femmes , 15 enfans des deux sexes. Total , 97 personnes.
Un détachement de grenadiers du 3e régiment d’infanterie de marine , commandé par M. le lieutenant Coman, a été envoyé au lazaret pour faire le service.
M. Rousseau , interprète principal de l’armée d’Afrique , est resté au lazaret auprès de l’ex-émir. »
— Le projet de loi du gouvernement sur le sel semble avoir été imaginé pour qu’il ne soit pas adopté , en raison des difficultés d’exécution et des inconvénients politiques qu’il renferme. En effet , le sel doit être monopolisé et mis en régie comme le tabac. C’est un pendant à la loi sur les annonces judiciaires. Quant à la réforme postale, M. Dumon a adopté le système des zônes dont l’application est si compliquée. Le maximum de taxation de lettre simple doit être de 50 centimes , ce qui parait indiquer une réduction de moitié. En résumé , le cabinet estime que c’est une perte de 30 millions pour le trésor , et qu’il faudra retrouver cette somme d’un autre côté. Heureusement que l’émir est à Toulon , et que 50 millions d’économie à réaliser en Algérie combleront le déficit.
— La commission chargée par la chambre des pairs de rédiger le projet d’adresse en réponse au discours du roi , s’est assemblée hier et aujourd’hui au palais du Luxembourg. Elle a nommé M. le baron de Barante pour son président.
M. le duc de Broglie n’étant pas arrivé de Londres
on attendra , dit-on , son arrivée pour procéder à la nomination du rapporteur.
La commission a désiré entendre le président du conseil , le ministre des finances , le ministre de l’intérieur et le ministre de la guerre. (Débats.)
— Voici le résumé des désastres qui ont eu lieu , rien qu’en décembre , dans le notariat français.
M. Harrov , notaire à Vicherey ( Vosges ) , s’est suicidé ;
Un autre de Sablençay s’est tué d’un coup de pistolet.
M. Rousseau , notaire à Alger, a été arrêté ;
M. Outrebon , notaire à Paris , a été arrêté ;
Huit notaires d’Afrique sont obligés de vendre.
— Il est des êtres dont l’existence est vraiment extraordinaire. Tout le monde a vu circuler , dans les rues de notre ville , ces jours derniers , une troupe d’écuyers-saltimbanques , parmi lesquels se trouvait une jeune femme dans un état de grossesse très avancé. La faim fait faire tant de choses ! cette malheureuse travaillait à Briare vendredi , et samedi , au fond d’une voiture en station devant une de nos plus médiocres auberges , elle mettait au jour trois enfants qui n’ont vécu que quarante-huit heures. Qu’on juge de l’embarras de la pauvre mère ! Pour ne procéder qu’une seule fois à la triste cérémonie de la sépulture , on attendit que le dernier survivant eut expiré ; et , pendant ce temps , deux cadavres étaient là , déposés sur une chaise ; une petite fille les prenait pour des poupées ! Enfin , l’inhumation n’était pas faite , que déjà la troupe quittait le pays , sans en excepter l’accouchée. On avait laissée à l’aubergiste le cercueil en dépôt , pour le remettre au clergé. Quelle vie ! quelles mœurs !
( Giennois. )
faits divers.
surdité. — Nouvelle Découverte.
M. J. Abraham , artiste , cours de Tourny , 42 , à Bordeaux, vient d’inventer un instrument acoustique , qui lui a valu le brevet le plus honorable de S. M. la reine d’Angleterre , l’approbation des Facultés de Paris et de Londres. Cet instrument surpasse en efficacité tout ce qui a jamais été produit pour le soulagement de cette infirmité. Modelé sur l’oreille et imperceptible , n’ayant qu’un centimètre de diamètre , ce petit objet agit néanmoins si puissamment sur l’ouïe que l’organe le plus défectueux reprend ses fonctions. Les personnes jouissent d’une conversation générale , et le bourdonnement ordinairement senti disparaît entièrement.
En somme , cette découverte offre tous les avantages possibles , relatifs à cette terrible maladie. Les instruments peuvent être envoyés , n’importe la distance , avec leur étui et les instructions imprimées incluses , en adressant (franco) un mandat sur la poste : 15 fr. pour la paire en argent ; 20 fr. pour la paire en vermeil , et 30 fr. en or.
La chambre des carrossiers de Paris a unanimement approuvé le Mécanisme-Gérard , contre l’emportement des chevaux. M. Reynard , carrossier, place St-Joseph à Avignon , est autorisé à construire cet utile mécanisme , et il en a adapté à plusieurs voitures.
Nous avons fait fonctionner nous-même le Mécanisme singulièrement simplifié de notre compatriote ; nous pouvons dire qu’il préviendra de nombreux accidents ; et nous devons féliciter M. Reynard de l’avoir adopté.
Conformément à l’Encyclique de notre Très-Saint-Fère le Pape Pie IX , en faveur de l’Irlande , Mgr l’archevêque d’Avignon a publié un mandement et prescrit une quête pour cette héroïque et infortunée nation.
Le résultat de cette quête s’élève jusqu’à ce jour à huit mille soixante quatre francs. Sa Grandeur vient d’envoyer cette somme à Mgr l’archevêque de Paris , président du comité de secours pour l’Irlande , en le priant de la faire parvenir à sa destination.
souscription
En faveur des Cantons catholiques de la Suisse.
( 3me liste.)
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MM.
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fr.
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c.
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Mlle Joséphine Vitalis .................
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2
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Crévoulin, curé à Ste-Cécile .................
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5
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J. B. .................
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20
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Berteaud jeune .................
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5
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Siaud , prêtre .................
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5
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Vve Barretta .................
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5
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Boulaire .................
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3
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Mgr Valayer .................
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40
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Les Directeurs du grand seminaire .................
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60
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Une cuisinière anonyme .................
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1
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Le vicaire de Montfavet .................
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1
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Manivet prêtre .................
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5
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Cuaud .................
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50
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Manobre prêtre .................
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5
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Une pauvre femme.................
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25
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Total ................................
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157
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75
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Première Liste .................
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115
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Seconde Liste .................
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163
|
50
|
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Total jusqu’à ce jour .............
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436
|
25
|
La Souscription est ouverte chez M. Berteaud aîné, place des
Pénitents Blancs , à Avignon.
Le Rédacteur-Gérant : R. de Joannis
théatre d’avignon.
Demain Dimanche, 9 Janvier 1848 ,
guillaume tell , opéra.
indiana et charlemagne , vaudeville.
3
Gazette de Vaucluse
Dépôts à Avignon , chez Bonnet et Seymard , pharmaciens ; A Carpentras , chez Fabre , pharmacien ; à Pertuis , chez Girard frères , pharmacien ; à Sorgues , chez Gadlewski , pharmacien ; à Vaucluse , chez Pourret , pharmacien.
l’abeille littéraire , (3e année.)
revue des feuilletons.
Écho des publications françaises et étrangères. — Prix : 10 fr. par an.
Il paraît tous les mois une livraison brochée , accompagnée d’une magnifique gravure de modes.
Les 12 livraisons forment deux beaux volumes grand in-8° , jésus satiné , contenant la matière de 24 vol. in 8° ordinaire.
Une prime considérable est offerte aux nouveaux abonnés de L’Abeille Littéraire. Elle se compose d’une belle collection élégamment brochée , contenant en 576 colonnes la matière de 12 volumes , savoir : six Romans dont les titres suivent :
Sulpice , par Emile Souvestre ; — Scherer , par Edouard Ourliac ; — André Lambert , par Félix Estrade ; — Prudy, par A. de Jonnés ; — De loin et de prés , par Marie Aycard ; — Un mariage de l’Annonciade , par Paul de Musset.
Dix nouvelles , par MM. Léon Gozlan , Paul Féval , Emile Deschamps , Pitre Chevalier , Eugène Guinot , Alphonse de Calonne , Etienne Enault , Charles d’Expilly , E. d’Arthez , Marie Aycard.
Enfin , vingt-cinq articles de Variétés , par MM. Victor Hugo , Viennet , Alphonse Karr , Barthelemy , Cormenin , J. Janin , J. Berny , A. Debay , Ch. de la Landelle , de Challaye , Jameson , Noblet , Réveillé Parise , Pierre Durand , E. de la Bedollère , D’yvon , Mme Achille Comte , etc. , etc.
AVIS ESSENTIEL. La prime est délivrée dans les bureaux de l’Abeille Littéraire , à Paris , rue du Houssay , 3 , sur le vû de la quittance d’abonnement.
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1° Les Inondations des fleuves , des rivières , des torrents , des ruisseaux , etc.
2° Les Pluies torrentielles , et celles persistantes et anormales.
3° Les Risques et Chômages des usines et appareils hydrauliques.
4° Les Risques de la Navigation intérieure , sur les marchandises et sur le corps des bateaux.
5° Les Risques de bateaux stationnaires et constructions flottantes.
6° Le Chômage des bateaux chargés en cours de voyage.
société civile
Constituée par Acte passé devant Me Maillaud et son Collègue , notaires , à Paris, les 11 et 12 fév. 1847.
enrégistrés.
conseil de surveillance :
MM.
Le baron Achard , pair de France, lieutenant-général , grand’croix de la Légion-d’Honneur , Président.
Arnous-Dessaulsayes , vice-amiral , grand officier de la Légion-d’Honneur, Vice-Président.
Le baron de Gallois , lieutenant-général , grand officier de la Légion-d’Honneur , idem.
Giroud de Villette , avocat à la Cour royale de Paris , Secrétaire.
Le comte de Schramm , pair de France , lieutenant-général , grand’croix de la Légion-d’Honneur.
Comte de La Grange , pair de France , lieutenant-général , grand officier de la Légion-d’Honneur.
Comte de Rumigny , lieutenant-général , aide-de-camp du roi , grand officier de la Légion-d’Honneur.
Pellion , ancien receveur des finances.
Crosse , propriétaire , ancien avoué au tribunal civil de première instance de la Seine.
Saint-elme-petit , administrateur de la compagnie du chemin de fer de Paris à Versailles (rive gauche) , ancien élève de l’Ecole Polytechnique , chevalier de la Légion-d’Honneur.
Quétil , chef du Contentieux du chemin de fer de Paris à Strasbourg , chevalier de la Légion-d’Honneur.
Directeur central : M. A. Vossier , Armateur.
Nota. L’art. 169 des Statuts exigeant qu’une somme de douze millions de valeurs classée soit réalisée avant la constitution définitive de la Société , et ce chiffre étant de beaucoup dépassé au 19 octobre dernier , la constitution définitive a été prononcée conformément aux statuts. Au 30 novembre dernier la Société avait atteint le chiffre de cinquante millions deux cents mille francs.
S’adresser , pour d’autres renseignements , à M. RAMEYE aîné , directeur-divisionnaire pour Vaucluse et la Drôme , inspecteur du Midi et associé avec M. Maumet fils , pour ce qui a rapport aux assurances , rue Portail-Matheron, 1, à Avignon
Avignon. — Typ. de Th. Fischer , aîné ,
rue des Ortolans , 4.
avis.
M. DELMAS , ancien principal de Collége, a l’honneur de prévenir le public qu’il continue à donner des leçons particulières en ville de langues anciennes , de mathématiques et de tenue de livres.
Les nombreux praticiens qu’il a formés dans cette dernière partie garantissent la bonté de sa méthode , qu’il est parvenu à ramener à la plus grande simplification possible.
Débarrassé de tout appareil scientifique, son système est la tenue des livres mise à la portée de tous ; et pour être aussi simple , il n’en contient pas moins tous les éléments de la science , ses combinaisons , ses preuves , en un mot , tous ses résultats. C’est toujours la tenue des livres à parties doubles dans tout ce qu’elle a de savant et d’infaillible , mais traduite tout autrement , mais claire et rendue sensible à tous , d’inintelligente qu’elle était.
M. DELMAS , habitué aussi à vérifier , mettre au net des écritures commerciales , ainsi qu’à dépouiller des comptes , faire des rapports , contre rapports , désire utiliser ses connaissances.
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S’adresser aux Bureaux de la Gazette.
Place du Change , 8 , à côté de MM. Ba-
retta frères , pâtissiers.
Isidore Clavel ,
A l’honneur d’informer le public que , connaissant parfaitement le service de la table , il se met à la disposition des personnes qui auront recours à son ministère , soit pour dresser un service avec ordre et élégance, soit pour ordonner des repas de noces, festins, banquets, ambigus de soirée, en ville ou à la campagne, soit pour remplir les fonctions d’officier tranchant.
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Est actuellement à Montpellier, passage Bruyas, 3.
Cette Maison prie les personnes qui auraient quelques demandes de Pianos à lui faire , de vouloir bien les lui adresser directement à Montpellier. Elle engage à se défier des intermédiaires et à n’accorder aucune confiance à de certaines gens qui se disent ses représentants, lesquels ne sont point autorisés ; M. Ph. Guggemos est le seul représentant de la maison qui porte son nom , et pour ne point être trompé , toute personne doit écrire elle-même sa demande.
échanges et réparations.
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Gazette de Vaucluse
4
- Entrechaux Guide touristique –
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