Gazette de Vaucluse – No. 313 du 5 Janvier 1848
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(*) 1 vol. in-8. à Paris chez Techener ; à Avignon , chez François Seguin aîné, lib.-éditeur et chez Clément (St.-Just. )
LI MARGARIDETO,
Poésies provençales,
par j. roumanille. (*)
Din un Mas que s’escoun oû mitan di poumie,
Un beù matin , oû tem di-z-iero ,
Sieû na d’un jardinie’ me d’una jardiniero,
Din li jardin de san-Roumie.
................................................................................................
Ainsi donc , non loin de St.-Remy , sous le modeste toit d’un jardinier , naquit , comme il nous l’apprend lui-même , un enfant frèle et souffreteux.
....................Sa mero, à la testiero
Dé la brèsso, souvèn viavo de niu ‘ntiero,
Soun pichò malau que dourmie.
Semblable à un de ces fruits qui détachés de l’arbre ne viendraient pas à maturité sans les soins assidus qui lets attendent dans nos fruitiers , cet enfant ne conserva la vie qu’au prix des veilles et de la tendresse d’une mère à laquelle il dût ainsi deux fois l’existence.
Le jardinier et la jardinière ne pouvaient espérer que ce petit être si malingre , si mal partagé sous le rapport de l’enveloppe matérielle et des forces physiques , aurait un jour assez de vigueur pour les aider dans leurs pénibles travaux et leur en alléger le poids. Ils le laisserent long-temps courir à travers les prés voisins , grandir en-. fin et se fortifier, à la garde de Dieu , de l’air pur des montagnes et du soleil vivifiant de la Provence. C’était leur premier né :
De sèt pauri-z-enfan eou vengue lou proumie.......
D’autres bras , on le voit, ne manquèrent .pas pour tenir sa place à la ferme et aux labeurs du verger.
On dirait que par une sorte de compensation , la nature accorde d’autant plus à l’âme qu’elle donne moins au corps ; l’âme de notre pauvre petit jardinier maladif fut une de celles à qui le dédommagement ne manqua point. La nature lui fit même bonne mesure.
Il passa ses premières années aux alentours de la ferme , réflétant déjà à son insu , dans le miroir de son intelligence, les tableaux pleins de fraîcheur du paysage qui l’entourait, observant les scènes naïves de la vie des champs , recevant, comme le verger au milieu duquel il vivait , les influences profondes du ciel et des saisons. Il croissait enfin dans l’héritage paternel , comme l’arbre le plus chéri , comme un pommier de plus.
Est-il bien surprenant qu’à son tour il ait produit plus tard des fleurs si gracieuses , des fruits si savoureux ?
Le pommier grandit, et acquit de la vigueur ; on l’envoya à l’école. De l’école on le fit passer au collége. Il y fit de bonnes éludes. La langue de Virgile lui devint aussi familière que celle de sa nourrice ; il put lire dans le Grec mème la piquante idylle de Théocrite , Les Syracusaines , avant d’en tenter une imitation ( Babiage , Satyre ). Car il était entré poète au Collège, il y resta, il en sortit poète.
Cet enfant , c’est l’auteur des Margarideto , ce poète c’est Joseph Roumanille.
Avant d’écrire , il a passé par l’épreuve fortifiante des études classiques. Aussi ne doit-il pas être placé dans le rang des ouvriers poètes. S’il a, par les pieds, ses racines premières dans le terreau du peuple, l’éducation a élevé sa tète au niveau des classes les plus favorisées par la fortune et la naissance.
J’ai donné ces détails sur les premières années de notre auteur , afin de montrer tout d’abord la source où sa poésie a été puisée , et de faire pressentir le caractère de son talent.
Dans le volume des Margarideto on sent à chaque page les élans d’un cœur qui a appris de bonne heure à beaucoup aimer en étant beaucoup aimé lui-même.
Les inspirations de la nature surtout s’y font admirer d’un bout à l’autre. Ce n’est plus un livre, c’est un paysage , et personne n’ignore que les nombreux jardins de St.-Remy forment , dans leur ensemble , l’un des plus gracieux paysages du midi de la France.
Entrons dans l’examen de l’œuvre :
J’aime assez , lorsqu’un ouvrage portant en tête un
feuilleton.
2 Janvier 1848
installation de la mairie de m.chauffard.
Séance publique du Conseil municipal.
discours de m. le préfet
Monseigneur et Messieurs,
En nous félicitant de voir cesser le provisoire administratif qui durait depuis bientôt quatre mois dans la ville d’Avignon , nous aimons à reconnaitre et a proclamer , dans cette occasion solennelle , que les intérêts publics, confiés à des mains exercées , n’ont pas eu à souffrir de ce long intérim.
Membre d’une administration fortement constituée qui laissera parmi vous de solides et durables souvenirs, M. Martin-Moricelly, formé depuis longtemps à la pratique des affaires , s’est attaché à les conduire avec cette prudence et cette sagesse qui constituent le véritable administrateur. Tout le monde, au milieu de vous, messieurs, a rendu justice à son dévouement , et nous sommes heureux de joindre notre propre témoignage à celui de ses concitoyens. Ce concert unanime est la plus douce récompense de l’homme de bien.
Messieurs , la situation présentait des difficultés, et lorsque nous venons , au nom du Roi , installer la nouvelle administration , nous croyons être l’organe de la population tout entière en lui payant un juste tribut de reconnaissance pour les services que , par son acceptation mème, elle rend au pays. C’est qu’en effet elle entre dans la voie des épreuves pénibles et qu’il convient d’en faire honneur à son dévoument !
A la tête de cette administration va se trouver un homme honoré d’un signe éclatant de haute satisfaction et bien connu parmi vous, car il a consacré trente ans de sa laborieuse carrière au service de vos hôpitaux. M. Chauffard s’est d’ailleurs fait un nom dans la science qui le signale à la confiance publique bien au delà des limites de votre département. Ses collaborateurs se recommandent par l’habitude et le maniement des affaires et par un zèle et une bonne volonté que vous saurez apprécier.
Cette administration se présente devant vous; messieurs , fermement unie et dans une complète communauté de vues et de sentiments aver l’administration départementale. Sincèrement dévouée au Roi, en qui se personnifie si heureusement la liberté , le bonheur et la gloire de votre patrie , elle travaillera sans relâche à faire aimer son gouvernement en rendant à tous une impartiale Justices sans jamais se laisser détourner de la voie qu’elle s’est tracée et sans se préoccuper de vos trop longues et trop malheureuses divisions. Les faveurs dont elle pourra disposer, sa confiance administrative en un mot, elle ne les donnera qu’a des hommes qui auront témoigné de leur dévouement à nos institutions.
Telle est la ligne que veulent suivre vos magistrats municipaux et dans laquelle nous les soutiendrons avec décision et fermeté, car ce n’est qu’à ce prix que peuvent se former les bonnes administrations. C’est en agissant avec cette franchise qu’elle viendra réclamer votre concours. Je sais, messieurs du Conseil municipal , que ce ne sera pas en vain. Vous êtes dévoués aux intéréts de votre bonne ville d’Avignon ; le but que vous vous proposez , avant tous les autres, c’est de les faire prévaloir. Or , ce ne sera qu’en vous serrant autour de la nouvelle administration que vous assurerez sa marche et que vous lui rendrez facile le bien qui est dans ses intentions.
Les fonctions publiques ne s’ouvrent-elles pas sous de favorables auspices? Nous voyons briller sur le trône , par le plus rare assemblage de toutes les vertus , un Prince qui , en nous assurant les avantages d’une paix honorable et féconde , marche sans rival à la tête de la civilisation , et se place , dans les desseins de la Provi dence, aux côtés d’un saint et glorieux Pontifife, comme le bienfaiteur de l’humanité.
Grâce a l’impulsion de sa main puissante , le gouvernement est sorti vainqueur de ces difficultés incessamment renouvelées qui semblaient se multiplier sous ses pas. Confiant en la modération de ses vues , en la pureté de ses intentions , en la franchise et la loyauté de sa marche, il a compté sur les progrès de la raison publique et ses prévisions n’ont pas été vaines.
C’est a nous, fonctionnaires du gouvernement, à le seconder dans l’œuvre d’ordre et de progrès à laquelle il s’est voué , et c’est surtout dans de telles circonstances que les fonctions municipales se recommandent à la reconnaissance du pays.
M. le Maire et MM. les Adjoints , je dois le proclamer hautement ici , vous ne. remplissez pas des fonctions ingrates qui n’offrent aucun dédommagement , aucune compensation. Il est temps que, dans l’opinion publique, l’exercice du pouvoir municipal devienne le but des ambitions les plus pures et les plus généreuses. Quoi de plus noble et de plus beau que cette magistrature élective , due à la double confiance du Roi et des citoyens! L’homme modeste , ami du bien , qui , sans ambition et sans rechercher la popularité , se dévoue avec désintéressement à administrer les affaires de cette grande fa-
Avignon, 5 Janvier.
Les Cours royales viennent de désigner les journaux auxquels est dévolu , pour l’année 1848 , le privilège des annonces judiciaires. Contrairement au vœu de la loi qui exige , pour les actes des tribunaux soumis à l’insertion , la plus grande publicité possible, on ne s’est nullement préoccupé de rechercher quelles étaient les feuilles les plus répandues , et les choix sont tombés , comme précédemment, sur celles qui , à défaut d’autres titres, brillent par leur dévouement inaltérable au pouvoir. Par cette application viceuse d’une mesure conçue dans l’intérêt général , l’autorité a trouvé le secret de dominer la presse de province et de subventionner, aux frais des justiciables et dans chaque arrondissement, des organes toujours prêts à chanter les louanges de la grande politique, de MM. les maires , préfets et sous-préfets. Ruiner les feuilles de l’opposition par une exclusion absolue , contenir les autres, par une menace incessamment suspendue sur leurs têtes, dans les bornes d’une étroite dépendance, faire payer à ses adversaires les frais de la guerre, tel a été le but habilement poursuivi et atteint par le ministère. En vain des réclamations s’élèvent annuellement dans la chambre des députés contre cet abus ; en vain quelques tribunaux de première instance ont demandé le partage des annonces entre les divers journaux, de leurs localités : la phalange ministérielle persiste à se déclarer satisfaite et les Cours royales suivent son exemple. Le corps si respectable de la magistrature commencerait il à recevoir les premières atteintes du mal qui ronge notre époque? Ces hommes, qu’on vit, sous la Restauration, s’honorer de leur résistance au pouvoir, se montreraient ils aujourd’hui accessibles à ses séductions ? Nous répugnons à le croire : mais nous ne pouvons douter des manœuvres perfides employées auprès d’eux et la destitution brutale de M. le procureur-général Borély prouve suffisamment de la part du gouvernement l’intention arrêtée d’intimider et de briser dans leur carrière ceux des magistrats; qui gardent au fond de l’âme la noble indépendance de leurs devanciers.
Ces coupables tentatives n’obtiendront que des succès partiels et éphémères , nous le savons; le vieil honneur de la magistrature française, si enviée des peuples voisins, se conservera pur et intact , nous n’avons aucune crainte : mais notre sécurité eût été plus complète si , dans la distribution des annonces judiciaires , les Cours royales avaient éloigné jusqu’au moindre soupçon de complaisance et persiste, comme elles persistent en toute autre circonstance, à rendre des arrêts et non des services.
AVIS. Ceux de nos souscripteurs dont l’abonnement est expiré sont priés de le renouveler immédiatement, s’ils ne veulent pas éprouver d’interruption dans l’envoi du journal.
L’acceptation des TROIS NUMEROS qui suivront la fin de l’abonnement par les personnes qui n’auraient pas renouvelé , sera considérée comme un consentement au renouvellement , et le journal continuera à leur être adressé.
On s’abonne : au Bureau à Avignon , rue des Ortolans , 4 , maison FISCHER; on s’abonne aussi à Paris, à l’Office-
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( LA GAZETTE est distribuée de cinq à sept heures du soir.)
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6 mois. . . . . . . . . . . . 14
Un an. . . . . . . . . . . . 25
Pour le dehors. . . . . . . 30
PARAISSANT LE SAMEDI ET LE MERCREDI SOIR.
Gazette de Vaucluse,
No 313.
Quatrième Année.
Mercredi, 5 Janvier 1848.
nom nouveau me tombe sous la main , d’emprunter à Diogène sa lanterne et de chercher à travers les pages du livre l’âme et le cœur de l’écrivain. Il ne m’arrive que trop souvent de lire jusqu’à la dernière feuille et de souffler sur ma lumière, sans avoir rien trouvé. J’ai fait, à ll’égard des Margarideto selon mon habitude. Ici, j’ai bien vite éteint ma lanterne. Dès les premiers feuillets , le cœur, c’est à dire l’homme s’était manifesté.
Dans les scènes les plus riantes , au milieu des passages les plus frais, les plus sereins, le poète par un retour sur lui-même , ou sur l’instabilité du bonheur humain , fait éclater une sensibilité exquise mêlée d’une tristesse un peu maladive , mais habilement tempérée. C’est le secret du Poussin ; un tombeau à côté des fêtes et des danses villageoises : Et in Arcadiâ ego.
Chez Roumanille , on sent le poète adoulenti , et cet endolorissement ne nuit en rien à la grâce des tableaux, il en avive au contraire les couleurs. Telle serait une larme humaine , tombant chaude , vivante, au milieu des froides perles de la rosée.
Voyez l’élégie intitulée : dous Agnéu :
M’un agnéu que cabrioulejo ,
Cabrioulejo l’enfan bloun :
Espincha : sarro l’agneloun
Din si bra , pièi lou poutounejo.
........................................................................
Proufito , enfan d’aquèu beù tèm .
Su lou velou de l’erbo sauto .
E reçaupe dessu ti gauto
Touti li poutoun doù printèm !
Viras la fin d’aquela fèsto.
Su toun ciel li nivo vendran ;
.......................................................................
Atrouvaras la vido amaro ........
Vendras orne , mou enfantoun ! !
Dans Jejè :
Espincha-lou : brèsso soun fraïre
Que plouro ; s’ou p’anca parla ,
E pamen per lou counsoula ,
Voû ie parla coume sa maïre.
.......................................................................
— Dedin li draio de la vido .
Pouri-z-agnéu, venè d’intra ;
Pu tar , lou pé vous soûnara :
Esque la route èi tan marrido ! etc.
Et toute la fin de la pièce.
Indiquerai-je la complainte sur Pouloun , son jeune frère, mort avant d’avoir
Tarnassa soun faï de misèro
Oû lon camin de la doulour.
Ma pichoto crous d’or , stances adressées à Marioun :
Coume un incèn que brule i pè de la vertu !
Croix dont il dit :
A la testiero de moun ie ,
E m’un riban ver l’ai penjado
Dessouto moun brou de loûsie ,
E contro moun aïgo signado. —
Louviseto , attendrissante élégie , Louviseto qui mourante d’amour :
D’aques mounde vòu s’ennana ;
Per poûsa si petoun trovo ren, la couloumbo,
E ver l’archo vòu s’entourna. —
Un des plus beaux mouvements de cette sensibilité qui me touche dans M. Roumanille a produit le sonnet intitulé Misèri. J’avoue que sa lecture m’a ému jusqu’au fond de l’àme. C’est le spectacle de la misère en face d’une misère plus profonde encore. C’est le cri de doulleur du pauvre ne pouvant pas secourir plus pauvre que lui , et rougissant pour la première fois de sa pauvreté.
La Glenuso, autre sonnet , a été inspirée au poète par l’esprit de charité : cette charité , ange sublime qui sait replier à demi ses ailes et les faire petites pour abriter un être isolé , et qui peut aussi les développer pour en couvrir un peuple, des nations , l’humanité tout entière.
Ainsi aggrandie, elle a dicté à notre poête deux hymnes fort belles, l’une sur le martyre de la Pologne, l’autre sur la décadence de l’Italie.
M. Roumanille , heureusement guidé par le plan qu’il s’est tracé , a suivi dans la distribution de ses poésies celle que la nature offre elle-même dans sa période annuelle. Il a divisé son livre en quatre saisons.
M. Chauffard a répondu :
Monsieur le Préfet,
Vous venez de tracer un programme élevé , et vous avez foi en la nouvelle administration pour le réaliser. Vous connaissiez notre sollicitude active pour les intérêts et les besoins de la cité , notre esprit de modération et de stricte impartiabilité, vous saviez notre dévouement au Roi et au gouvernement constitutionnel ; et vous avez cru dès-lors que les lumières et les forces ne nous man- queraient pas. C’est avoir fondé un grand espoir sur notre désir ardent à faire le bien.
Entourés de graves difficultés , notre confiance en nous-même est moins résolue ; nous nous sentons un peu faiblir intérieurement ; et si nous n’étions au milieu d’institutions où l’on trouve autour de soi des appuis naturels et fermes, nous serions effrayés du fardeau que nous acceptons. Mais sous notre régime de liberté et de représentation, tout vient soutenir celui qui veut le bien public.
Ainsi, monsieur le Préfet, vous nous viendrez en aide, en nous accordant le concours puissant du gouvernement du Roi , gouvernement que vous représentez noblement parmi nous. Ce concours nous est nécessaire : une grande cité ne reste point isolée , dans ses actes , du pouvoir central ; ses affaires touchent a toutes les affaires du pays , sa vie est une partie de la vie commune ; surtout en France où nous sommes jetés dans une vaste contralisation, dont nous ne méconnaissons pas les bienfaits, dont nous admettons la pression salutaire.
Nous ne résistons donc pas à l’impulsion qui nous viendra de ce côté , sûrs que cette impulsion sera toujours en accord avec nos intérêts les plus réels , les plus élevés. Le gouvernement du Roi est celui du pays , et doit dominer la commune par cette noble et large influence qui répand sur notre belle patrie mêmes pensées mêmes intérêts généraux , mêmes instincts d’amélioration morale et intellectuelle , mêmes désirs de bien-être matériel , désirs qui , sainement compris , réclament d’impérieuses satisfactions. Vous veillerez donc , monsieur le Préfet, à ce que tous les actes de notre administration concourent à ce but , et cette vigilance sera une partie de notre force.
Ainsi soutenus et fortifiés par vous, nous espérons ll’être , d’autre côté , par la représentation communale. Nous nous considéron,, conseillers municipaux et administration municipale , comme une même famille de ltravailleurs , voulant le bien et la paix de la commune et rien que cela. Cet amour de la chose publique nous animera tous et n’ayant qu’un mémo but , nous voudrons mêmes moyens. Nous voulons être l ‘expression fidèle d’une fidèle représentation de la cité. Nous demanderons sincèrement au conseil communal une collaboration active . efficace; nous lui demanderons une attention constante sur toutes les questions , un contrôle sévère sur tous nos actes. Nous appellerons sur toutes les affaires cette discussion approfondie où chacun cherche le vrai et d’où le vrai ressort ; nous ne poursuivrons jamais le triomphe de notre opinion personnelle , dès qu’une voix s’élèvera mieux inspirée que la nôtre : nous arriverons toujours avec le désir de trouver mieux que nous n’apportons. Car nous ne voulons que le bien de la cité, et si nous ne pensons pas qu’on puisse être plus dévoué que nous, nous croyons bien que l’on peut-être plus éclairé. Nous fairons donc appel au patriotisme de tous les conseillers municipaux ; nos forces seront ainsi multipliées et nous ne resterons pas impuissants à réaliser le bou , l’utile, l’honnête qui s’offriront devant nous.
Nous comptons en outre sur cette force aujourd’hui si vive de l’opinion , irrésistible quand elle est soutenue. Nous. nous attacherons a en écouter tous les échos , a en connaître l’expression véritable ; ce nous paraît être l’un des devoirs d’une administration municipale. Aussi , loin de redouter cette grande voix , nous la voulons puissante, surtout nous la voulons éclairée. Nous tendrons sans cesse à lui fournir des élémens de conviction et de saine appréciation.
Nous estimons encore comme un bien précieux les rapports de bonne intelligence et de but commun qui nous unissent avec l’honorable représentant de notre arrondissement : son activité est éveillée sur tous les intérêts de la ville , et ils trouveront en lui comme en nous un défenseur assuré.
Qu’il nous soit permis de mentionner ici une haute bienveillance : notre vénérable prélat daignera nous seconder, c’est notre espoir , de son influence et de ses vertus ; la puissancte en est réelle et toute bienfaisante.
Tels sont , monsieur le Préfet , les secours sur lesquels notre faiblesse se fonde; ils soutiennent toujours qui les accepte avec franchise. Par eux , celui qui regarde , écoute , demande avec simplicité et droiture , apprend à résoudre les plus difficiles questions. Chercher en dehors de soi autant et plus qu’en soi , telle doit-être â notre sens la devise d’une sage administration. Nous y ajouterons les mots de prudence, d’impartialité , et de modération à toute épreuve.
La prudence doit dominer tous nos actes, surtout ceux qui touchent à la fortune de la ville. Nos finances s’épuisent par la construction de grands édifices , et d’immenses dépenses nous seront pourtant imposées, peut-être sous peu, par le passage sous nos murs de la voix de fer de Lyon à Marseille. Il nous faut faire face à tous ces déboursés et a la fois ne pas surcharger les octrois, les alléger au contraire.
Si par la suite, il se peut. Car les classes industrielles fuient les villes surtaxées , et l’émigration avignonaise ne peut être arrêtée qu’en offrant aux travailleurs une vie plus aisée. Cette situation nous commande une prudence , une réserve extrème dans la gestion financière Nous nous ferons avares des deniers publics, et mettrons là notre gloire , ou mieux tous nos soins , pensant que dans une administration l’économie est difficile et l’abandon trop aisé. Ce n’est pas à dire que nous nous refusions a toute entreprise : entre ll’immobilité et une agitation coûteuse, il y a cette activité féconde que sait répandre l’argent pour le retrouver après qu’il a amélioré le sort des citoyen, secouru des industries , fait surgir des sources nouvelles de travail , fondé des établissements dont l’utilité soit publique et convienne surtout aux masses laborieuses. A ces masses toute notre sollicitude, je dirai plus , tout notre faveur. Nous n’aurons de prédilection que, pour elles ; pour elles seules fléchirait notre impartialité.
Et pourtant l’impartialité sera notre règle la plus inflexible. Nous voulons justice égale pour tous, nous ne saurons jamais ni qui demandera , ni à qui nous accorderons ni refuserons , nous demanderons à tous accueil , bienveillance. Une administration municipale doit être indulgente et paternelle, pour elle il ne doit point exister de parti , elle ne doit connaître que les amis ou les ennemis de la cité. Ainsi donc , nous nous ferons sans haine comme sans passion , nous ne garderons que l’amour de nos concitoyens et nous saurons allier ces sentiments avec notre fidélité au Roi et aux principes constitutionnels.
Enfin, monsieur le Préfet , nous voulons donner l’exemple d’une vertu publique, vertu que nous estimons de premier ordre ; nous ne nous départirons jamais d’une sage modération.
Les avignonais ne sentent point assez qu’ils ne font qu’une seule famille , que leur but principal devrait être de s’entr’aider, de se respecter, de concourir d’un commun accord et au besoin par des sacrifices communs, à l’embellissement de la ville , à sa prospérité a son bien-être. Vous-même, premier magistrat du pays , avez compris cela dès votre arrivée parmi nous, et les mots de modération et de conciliation ont été les premiers que vous ayez prononcés. Nous l’oublierons aujourd’hui moins que jamais. Nous serons d’autant plus modérés que l’agitation sera plus vive autour de nous. Avec l’aide du temps, cette condition nécessaire de tout progrès et de toute réforme morale , nous espérons amoindrir les regrettables dissentiments qui nous séparent. Nous croirons dès-lors avoir bien mérité de nos concitoyens ; car par là nous aurons embelli notre ville mieux que par une couronne de monuments. D’ailleurs par cette ligne de conduite , nous rendrons hommage au gouvernement du pays et à celui du département. Il n’y a qu’un gouvernement à larges bases dans le nation qui puisse inscrire sur son drapeau, modération, tolérance. La faiblesse , dans un gouvernement , appelle la violence ; la force véritable est toujours calme et ne s’émeut pas à tous les bruits d’alentour. Nous aimons la modération pour elle-même, nous l’aimons encore parceque d’ordinaire elle amène après soi la fermeté. L’une est aussi nécessaire que l’autre. Une administration modérée qui est sans passion de parti pris , n’est point condamnée à des complaisances que l’on peut escompter d’avance. On n’exclut d’un côté qu’en acceptant de l’autre sans conditions. Les d ux sont funestes . Une administration doit conserver en toute liberté l e droit de choisir ; nous ne voulons être tributaires que des intérêts de la ville.
Monsieur le Préfet , nous avons osé développer nettement , dans cette première entrevue, nos principes généraux d’administration; nous nous devions à nous-mêmes de ne laisser aucun doute dans les esprits sur ce sujet. Nous avons voulu que l’on pût juger de nos desseins pour delà juger de nos actes. Nous mettrons nos soins opiniâtres à ce que les uns et les autres se correspondent. Nous ne voulons rien bouleverser , rien remuer prématurément ; nous prétendons cependant modifier avec mesure et lenteur.
Nous avons déjà dit sur quel ensemble de forces nous comptons nous appuyer pour surmonter les obstacles que nous rencontrerons ; nous avons encore, pour nous soutenir, l’exemple de nos devanciers. Il nous servira , car nous trouverons un beau modèle dans les origines de la mairie avignonaise.
M. Puy fut le type de la vigilance, du courage , de l’impartialité:
M. Soulier représente avec zèle et bonheur les classes lles plus utiles et les plus nombreuses de notre population:
Plus prés de nous M. de Montfaucon fut un symbole aimé de l’esprit de modération, de l’amour du pays , du sacrifice des intérêts personnels :
Et pour en venir à nos prédécesseurs immédiats , ils ont droit aussi aux hommages de tous :
Ainsi l’un d’eux , à la suite d’un grand fléau , conçut et exécuta la généreuse pensée de préserver la ville de terribles invasions : nous serions ingrats à oublier un tel service, et nous regrettons de ne pas retrouver cet ancien maire au milieu des conseillers municipaux :
Quand au magistrat qui naguères encore régissait la cité et
mille qu’on appelle la commune, qui , gardien vigilant de ses intérêts et de ses droits , est l’interprète de tous ses besoins , dont la légitime influence modère les passions locales , éclaire et ramène les esprits égarés, cet homme dont la voix est entendue et respectée de tous , répondez-moi, Messieurs, n’a-t-il pas un mandat grand et vaste , n’occupe-t-il pas une magistrature élevée ; et ne doit-on pas le compter parmi les meilleurs serviteurs du pays? Il y a . sans doute, des positions plus éclatantes, mais il n’en est aucune qui puisse procurer de satisfaction plus vraie et plus complète. C’est une haute mission, une mission philosophique que doit ambitionner et poursuivre sans relâche, dans le calme de -sa conscience et dans son amour du bien public , l’homme véritablement philanthrope et véritablement citoyen.
M. le Maire et MM. les Adjoints, c’est pour cette tâche que le Roi vous a choisis ; elle est grande , noble et belle: nous avons la ferme confiance que vous saurez le remplir.
Gazette de Vaucluse
2
Le Docteur Prosper Yvaren.
Avignon, 16 décembre 1847.
Le Rédacteur-Gérant : R. de Joannis
théatre d’avignon.
Demain Jeudi, 6 Janvier 1848
le dépit amoureux , comédie.
Les 3 premiers actes du barbier de séville , opéra.
la vie en partie double , vaudeville.
On commencera à 7 heures précises.
bulletin commercial
Avignon, 5 Janvier 1848
garances.
Les achats d’alizaris ont été très-soutenus et les prix en hausse constante.
Rosée , fr. 35 à 35 50. — Paluds , fr. 41 à 42 50.
soies.
Les affaires n’ont pas changé de face depuis notre dernier bulletins ; il y a quelques demandes et fermeté sur le cours de la marchandise commune , mais la soie d’ordre est peu recherchée.
algérie.
Les journaux d’Alger du 30 décembre sont envahis par les détails sur la soumission d’Abd el-Kader. Comme ils ajouteraient peu de chose à ce que nous savons déjà , il nous a paru inutile de les reproduire. Nous citerons seulement les dernières paroles de notre ancien adversaire à M. le duc d’Aumale.
Reçus au bruit des fanfares et avec les honneurs militaires sur cet ancien champ de bataille de Sidi-Brahim où s’élèvent les tombeaux de nos braves soldats , Abd-el-Kader continua sa route vers Nemours. A six heures du soir il y entrait avec les généraux de Lamorière et Cavaignac et le lieutenant-colonel de Beaufort. En arrivant au logement du prince , il quitta ses sandales à la porte, attendit pour s’asseoir qu’on lui en eût fait signe et prononça les paroles suivantes qui furent traduites par l’interprète , M. Rousseau :
« J’aurais voulu faire plus tôt ce que je fais aujourd’hui, j’ai attendu l’heure marquée par Dieu. — Le général m’a donné une parole à laquelle je me suis fié. Je ne crains pas qu’elle soit violée par le fils d’un grandroi comme celui des Français.
— Je demande son aman ( amnistie ) pour ma famille et pour moi. »
Le lendemain , dans la matinée , au moment où M. le duc d’Aumale venait de passer en revue la cavalerie qui retournait au camp, Abd-el-Kader, à cheval , et entouré de ses principaux chefs vint à sa rencontre, et mettant pied à terre à quelques pas de lui , prononça ces paroles :
« Je vous offre ce cheval , le dernier que j’ai monté ; c’est un témoignage de ma gratitude et je désire qu’il vous porte bonheur. »
Le prince à répondu :
« Je l’acepte comme un hommage rendu à la France dont la protection vous couvrira désormais , et comme signe de l’oubli du passé. »
Abd-el-Kader salua ensuite avec dignité et reprit à pied le chemin de son campement.
L’imprudente concession faite à Abd-el-Kader est jugée en Afrique comme en France, et l’Akhbar même , en dépit de ses rapports avec l’administration a cru devoir faire ces réflexions fort sages :
Maintenant, on se demande partout avec une vive curiosité quel sera le sort d’Abd-el-Kader. La dépêche télégraphique publiée dans notre dernier numéro, dit qu’il sera envoyé en Orient. Pourquoi livrer de nouveau cet homme, dans la bonne foi duquel on ne peut avoir qu’une confiance très limitée, au contact du fanatisme musulman ? Pourquoi suspendre encore cette épée de Damoclès sur les destinées de l’Agérie ? Ne pourrait-on le conserver à la France et le familiariser peu à peu avec notre civilisation dans la capitale des arts et des plaisirs. Les délices de Capoue finiraient peut-être par amollir ce cœur de bronze, et par lui enlever tout espoir de retour sur la terre qui l’a vu naître et qu’il a si long-temps dévastée. Le séjour de la Mecque aura pour lui un effet diamétralement opposé , et le fanatisme religieux est toujours redoutable chez les hommes de la trempe d’Abd-el-Kader.
On eût vivement désiré que cet ennemi déchu eût été amené à Alger avant de partir pour la France. Il eût peut-être été d’une bonne politique de l’y faire venir ; et d’appeler en suite auprès de lui , tous les chefs influents des populations , pour qu’ils pussent se convaincre , par leurs propres yeux , de la soumission de celui dont le nom a été si long-temps pour eux un véritable talisman , et le faire connaître ensuite aux tribus rangées sous leur obéissance. Ne serait-il pas à craindre , peut-être , que les Arabes, entrainés par leur méfiance habituelle et qui plus est par un mauvais vouloir calculé , n’en viennent un jour nier le fait accompli, et à dire qu’Abd-el-Kader ne s’es pas rendu , comme on disait en 1821 , en France, que Napoléon n’était pas mort. ( Gaz. du Midi )
souscription
En faveur des Cantons catholiques de la Suisse.
( 2me liste. )
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MM.
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fr.
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c.
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Morel , directeur au Grand-Séminaire .................
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10
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Cornillac Agricol .................
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50
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Sermand , vicaire-général .................
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10
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Barrère , vicaire-général .................
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10
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Ferréol , prêtre .................
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5
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Un anonyme , par M. d’Anselme , de Noves.......
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20
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Sardon , avocat .................
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10
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Mlle Puissard ( Marie ) , cuisinière .................
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2
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L. Goudareau .................
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15
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A. Goudareau .................
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15
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E. Goudareau .................
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15
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Canron ( Augustin ) .................
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50
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Un anonyme .................
|
2
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Mme Regneault , née Couet .................
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4
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Berteaud aîné .................
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25
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Une catholique .................
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5
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Mlle Faure , cuisinière .................
|
2
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Mlle Faye .................
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1
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Une anonyme , cuisinière .................
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50
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Id. Id.
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1
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Jeannot , prêtre .................
|
5
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Peytier , prêtre .................
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5
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Total ................................
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163
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50
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Total de la liste précédente..................
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155
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Total jusqu’à ce jour .............
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318
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50
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La Souscription est ouvert chez M. Berteaud aîné, place des
Pénitents Blancs , à Avignon.
Son Printemps a pour titre : Quan li-z-agrena flourissien ; son Été : Quan li bla se maduravon ; son Automne : Quan li feuio toumbavon ; son Hiver : Ou cantonn dou fio.
Dans les diverses parties dont se compose ce recueil , le cœur n’a pas rempli seul toute la tâche. Il a eu , lui aussi , ses moments de repos durant lesquels il a laissé le champ libre à l’esprit. C’est en effet à son esprit aimable et piquant que M. Roumanille a demandé les pièces intitulées : Naneto la despichouso , Lou lou e l’agnéu, Li dous pijoun , Li bardonio , Lou chaîne é lou canèu , Maniclo , fables imitées de celles de Lafontaine , et dont je ne pourrais mieux faire l’éloge qu’en disant qu’elles sont autrement que leur inimitable modèle et que pourtant elles sont bien.
Vène iça que ? Nourado , Li z-asar soun tan gran ! facéties, Babiage , satyre , Li gabelou , conte , Una martegalado , etc. Dans ces morceaux , où l’auteur est descendu au genre familier , je dois le louer d’avoir très rarement employé quelques uns de ces mots que certains poètes provençaux me semblent affectionner , rechercher et considérer comme une bonne fortune quand ils les ont trouvés ; de ces mots , dis-je , remarquables seulement par leur bassesse ou leur énergique grossièreté ; mots que des amateurs quand même accueillent avec jubilation , avec frénésie, et tiennent pour le plus sublime de la chose , tandis que ce n’en est que le plus abject , pour le fond de la langue , quand ce n’en est que la lie. Je le répète avec plaisir , dans l’ouvrage de M. Roumanille de pareils mots sont en très petit nombre : ce n’est même que par inadvertance et comme tout-à-fait véniels qu’ils ont pu s’échapper de cette plume ordinairement si élégante et si grâcieuse.
Dans notre midi , je le sais , le peuple n’est pas toujours sobre de termes bas ; mais c’est au milieu d’occupations rudes ou grossières de leur nature qu’il en parsème son langage. Voyez , quand la passion le domine , si le cri qui part alors de son cœur n’est pas beau dans l’idiome provençal comme dans quelque langue qu’on le traduise.
Par état, j’ai souvent été placé en face de grandes douleurs , et je n’ai pas trouvé que l’expression des plaintes qu’elles provoquaient différât beaucoup, soit qu’elle paraît du pauvre, soit qu’elle partit de l’homme du monde, qu’elle vint du salon ou de la mansarde. Chez tous, les paroles comme les larmes , lorsqu’elles étaient sincères , étaient entièrement semblables et dignes. Que sera-ce donc lorsque vous transporterez la langue provençale dans la bouche des muses ? N’oubliez pas que les lèvres du poète sont de feu , elles doivent tout purifier.
Qu’il me soit permis , avant de terminer , de parler de l’exécution matérielle du livre et d’adresser, à ce sujet , de justes éloges à l’éditeur , M. Seguin ainé. Il a su , par la disposition typographique , par les soins apportés à l’impression , par l’absence presque absolue de fautes, rappeler le souvenir des belles et correctes éditions de feu son père , si connues , si estimées dans toute la librairie ; et , ce qui est mieux encore , tandis que tant de pauvres
poètes méconnus n’ont rencontré , même au sein de la capitale du monde civilisé , qu’une gloire posthume , il a su , en accueillant la muse de Roumanille et en entreprenant de nous la faire connaître , nous procurer , dès leur maturité , les fruits qu’elle produit , et lui assurer à lui une moisson hâtive de suffrages et de sympathies.
Et maintenant pour prendre congé de nos lecteurs , puis je mieux faire que de finir comme j’ai commencé ? — J’emprunte donc une dernière citation à M. Roumanille ; c’est l’épilogne de son ouvrage , les adieux qu’il adresse lui-même, à sa muse :
Muso , vène su mi ginoun ;
Ah ! vène leù ma poulidéto !
Te farai encaro un poutoun ,
Un poutoun dessu ta bouqueto.
la pus de flour... ha ! n’as bèn proun
Din toun foûdaû, din ti maneto !
Vène , e din l’or de ti peù bloun
Te metraï ti Margarideto.
Fòu piei que se diguen adiéu ,
E que t’ennanes iun de ieù ,
Per te faire vèire , ma mio !
Escouto bèn : quan te diran :
« E de quau sies, poulido enfan ? »
le respoundras : « de Roumanio. »
Sault , 2 Janvier 1848.
A Monsieur le Rédacteur de la Gazette de Vaucluse.
Monsieur ,
Nous avons clôturé les exercices du Jubilé , jeudi dernier , 30 décembre , par la plantation d’une croix.
Nous avons eu environ 1,600 communions, sur une population de 2,200 âmes ; c’est presque la totalité des personnes qui peuvent être admises à la sainte Table.
Je ne vous parlerai pas , M. le Rédacteur , de la consécration à la Ste-Vierge , de la cérémonie du renouvellement des promesses du Baptême et de la plantation de la croix. En ces jours , notre église quoique assez vaste , ne pouvait contenir la foule qui s’y pressait.
Nous attribuons le succès de notre Jubilé à la miséricorde de Dieu, qui est infinie, à celle que l’Église appelle le refuge des pécheurs et aux instructions simples , pathétiques et tout à la fois éloquentes de nos deux missionnaires , les révérends PP. Mory et Gayoux. Ce sont vraiment des hommes apostoliques , tout le monde leur rend ce glorieux témoignage, et ces bons missionnaires vivront longtemps dans les cœurs reconnaissants des habitants de Sault.
Inutile de vous dire M. le Rédacteur , que toutes les autorités locales ont été les premières à donner l’exemple.
Je vous serais infinimement obligé, M. le Rédacteur, si vous aviez la complaisance dans votre prochain numéro, de faire mention du succès du Jubilé à Sault , il est bon que le public sache qu’il y a encore de la foi en France.
Je suis , etc. Un Abonné.
Oui dirons-nous, avec notre correspondant de Sault , il y a encore de la foi en France ! Et nous sommes heureux de constater ici , qu’à l’occasion du Jubilé qui vient d’être clôturé , cette foi s’est manifestée vive et agissante dans presque toutes les paroisses du diocèse d’Avignon. Des PP. Jésuites , des PP. de Provence , des Missionnaires diocésains, nous ont raconté les merveilles de la grâce , en bénissant le Seigneur de ses inéffables miséricordes.
chronique locale.
Cercle du Jeu-de-Paume.
Vendredi prochain , 7 du courant , Soirée musicale donnée , dans la grande salle de l’établissement , par Mlle Hulina , assistée de plusieurs artistes avantageusement connus du public. M. Paul Bonjour , premier comique du Gymnase , chantera trois morceaux inédits en cette ville.
On commencera à 8 heures. — Prix du billet : 1 fr.
mort de madame adélaide.
Un événement tout-a-fait imprévu vient de marquer le dernier jour de l’année 1847 : Madame Eugènie-Adélaïde-Louise d’Orléans , sœur de Louis-Philippe , est décédée cette nuit , à trois heures et demie , au palais des Tuileries. Elle a succombé , au bout de quelques jours, à une indisposition dont rien ne fesait pressentir la gravité.
Madame Adélaïde, plus jeune que son frère de quatre ans environ , était née le 23 août 1777. Elle venait , par conséquent , d’entrer dans sa soixante-onzième année.
La nouvelle de cette mort a produit une sensation assez vive dans le monde politique et surtout à la Bourse, où les fonds ont brusquement baissé de 60 centimes.
Par suite de cet événement il n’y aura pas de réception aux Tuileries aujourd’hui ni demain. Toutefois , à l’issue de la séance d’aujourd’hui, une partie de la chambre des députés a été reçue par Louis-Philippe.
Madame Adélaïde a reçu à son lit de mort les secours de la religion. M. le curé de Saint-Roch , appelé auprès d’elle à une heure du matin , l’a assistée dans ses derniers momens.
Les Tuileries ont pris le deuil pour deux mois , à partir du 31 décembre.
3
dont la démission nous a fait offrir de si difficiles fonctions, homme d’un rare et absolu dévouement , il consacrait aux affaires publiques tout son temps, toute son intelligence ; c’était une application persévérante de ses forces les plus vives ; chacun de nous lui doit sa part de reconnaissance , et nous espérons conserver toujours dans le conseil sa haute expérience.
Monsieur le Préfet, nous serons heureux si à côté de noms si honorables nous pouvons un jour , placer le nôtre comme n’ayant pas démérité. Attirer à nous l’estime publique, en être dignes, c’est là notre seule ambition.
Gazette de Vaucluse
Avignon. — Typ. de Th. Fischer , aîné ,
rue des Ortolans , 4.
avis.
Le sieur Ange Tiran, ancien courtier de soie , a l’honneur d’informer le public qu’il se met à sa disposition comme facteur pour la ville et la campagne. Connaissant parfaitement la localité , il se charge de la distribution des cartes de visites , lettres de part , annonces , circulaires , etc.
Les personnes qui voudront bien l’employer n’auront qu’à se louer de son zèle et de son exactitude.
Rue Portail-Matheron , n° 12 , maison Morizot.
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Barthélemy Urbe , concierge à la Société de la Foi , a l’honneur d’informer le public qu’il se charge de la distribution des cartes de visites , lettres de faire part , annonces , circulaires , etc.
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On accordera toutes facilités pour le paiement.
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librairie à illustrations pour la jeunesse , 38 , passage des Panoramas.
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journal des jeunes filles
Paraissant le 5 de chaque mois par livraisons de deux feuilles , ou 64 colonnes avec illustrations.
Histroire , voyages , astronomie , botanique , conseils sur l’éducation , pensées religieuses , jeux de salon , poésies , recettes pour les jeunes filles abituées au ménage , dessins de broderie , patrons des meilleures maisons , explication de nouveaux ouvrages , musique inédites , modes , jolie lithographie , rébus illustrés.
Les lettres non affranchies ne seront pas reçues , et envoyer un mandat sur la poste. — Les Librairies , les Messageries Royales et Générales font les abonnements.
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Mention honorable à l’exposition de 1839
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retta frères , pâtissiers.
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A l’honneur d’informer le public que , connaissant parfaitement le service de la table , il se met à la disposition des personnes qui auront recours à son ministère , soit pour dresser un service avec ordre et élégance, soit pour ordonner des repas de noces, festins, banquets, ambigus de soirée, en ville ou à la campagne, soit pour remplir les fonctions d’officier tranchant.
Possédant une exacte connaissance de la localité, il s’offre pour la distribution de toutes sortes d imprimés, tels que lettres de faire- part de mariages, naissances, décès , cartes de visite , changements de domicile, etc. , à des prix très modérés.
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brevet d’invention
1847
sans garantie du Gouvert.
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changement de domicile.
ci devant a nîmes
l’établissement de pianos
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fabrication
de
1re classe.
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de Ph. Guggemos et Cie,
Facteurs brévetés du Roi ,
Est actuellement à Montpellier, passage Bruyas, 3.
Cette Maison prie les personnes qui auraient quelques demandes de Pianos à lui faire , de vouloir bien les lui adresser directement à Montpellier. Elle engage à se défier des intermédiaires et à n’accorder aucune confiance à de certaines gens qui se disent ses représentants, lesquels ne sont point autorisés ; M. Ph. Guggemos est le seul représentant de la maison qui porte son nom , et pour ne point être trompé , toute personne doit écrire elle-même sa demande.
échanges et réparations.
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MAGASIN DES ENFANTS,
C’est en s’emparant de cette précieuse découverte , de l’illustration en couleurs , qui donne enfin le moyen le plus simple et le plus infaillible d’instruire la jeunesse en parlant à ses yeux, que le Magasin des Enfants arrive à la solution de cette difficile question : Instruire en amusant.
Tel est en effet le but que s’est proposé ce journal , destiné aux enfants pendant la période qui précède les études sérieuses.
On comprend quel puissant auxiliaire sera à l’histoire, à la géographie , à l’histoire naturelle et à toutes les sciences, cette représentation complète des personnages, des costumes, des monuments , des paysages, des plantes, des animaux....
Chaque livraison a témoigné et témoigne encore d’un nouveau progrès dans la composition et l’exécution des sujets. Les nombreuses difficultés d’un tel tirage n’avaient pas permis au Magasin des Enfants d’atteindre dans les premiers numéros toute la perfection à laquelle il est possible d’arriver avec les nouveaux procédés typographiques ; grâce à de nombreux perfectionnements et à la collaboration d’artistes qui ont fait des études toutes spéciales, ce nouveau journal compte aujourd’hui parmi les plus brillantes publications de Paris.
Les deux derniers numéros seront très prochainement terminés, afin que pour l’époque du jour de l’an , cette première année du Magasins des Enfants, puisse former un magnifique volume d’étrennes de plus de quatre cents dessins coloriés.
Déjà les éditeurs du Magasin des Enfants s’occupent de l’année 1848, et cette seconde série dépassera encore en variété et en magnificence d’illustrations, la première année, qui leur a déjà valu un des plus beaux succès de la publicité parisienne.
Le Magasin des Enfants paraît le 1er de chaque mois.
Prix de l’abonnement. Un an : Paris, 8 fr. — Départements , 10 fr. — Étranger, 12 fr.
petit courrier des dames.
28me année
De tous les journaux de modes, le Petit Courrier des Dames est le seul qui paraisse tous les cinq jours ; il donne 84 gravures par an , 12 planc. doubles de patrons de grandeur naturelle, offrant les modèles les plus nouveaux de robes, mantelets, bonnets, chapeaux, broderies et ouvrages de femme indiqués avec une clarté et une précision telles qu’en les suivant on peut reproduire identiquement toutes les créations de la fashion parisienne.
Depuis longues années, le Petit Courrier des Dames a su attacher à sa rédaction les écrivains — romanciers et crititiques — les plus distingués, les plus judicieux , les plus aimés du public. Sa chronique des théâtres et du monde est une des plus fidèles et des mieux renseignées qui se publient à Paris, et digne en tout point du monde aristocratique, qui a adopté le Petit Courrier des Dames comme la revue indispensable à la vie élégante, — œuvre d’art et publication littéraire tout à la fois, qui trouve sa place parmi les plus brillantes et les plus appréciées de ce temps-ci.
Vingt-sept années d’existence et une extension sans égale dispensent de tout autre éloge.
Prix de l’abonnement : 3 mois 9 fr. 50. 6 mois 19 fr. Un an 38 fr.
On s’abonne à Avignon , à la Librairie de Ve Fischer et Ce, rue des Ortolans, 4.
Gazette de Vaucluse
4
JOURNAL DES demoiselles.
18me année
Former des filles , des sœurs , des épouses et des mères dévouées , leur inspirer l’amour de Dieu , de leurs devoirs et de la famille , leur enseigner à faire , riches ou pauvres , le bonheur et la gloire de leur maison ; orner leur esprit par le récit des faits célèbres dans l’histoire , élever leur âme par de nobles et généreux exemples ; développer leur intelligence tout en les initiant aux travaux , à l’économie, aux soins du ménage ; tel est le but que s’est proposé ce journal.
Les quatorze années de succès qu’il doit à l’approbation des mères de famille sont la meilleure preuve que ce but a été atteint.
Douze numéros par an. — Cinq lithographies dont les sujets sont tirés des nouvelles insérées dans le journal. — Deux gravures représentants deux tableaux exposés au Salon. — Quatre gravures coloriées , de modes de jeunes personnes. — Romances, quadrilles, rébus et douze planches contenant des dessins de broderies, tapisserie, crochet , tricot , etc. — Des patrons de robes , bonnets , fichus , mantelets , chapeaux, etc.
Les 12 numéros forment un beau volume in 8°.
L’abonnement est d’une année commençant le 15 janvier.
Prix : Paris, 6 f. Département, 8 f. Étranger, 10 fr.
Moyennant une augmentation de 2 fr. sur ces prix , on recevra, en outre des gravures spécialement destinées au Demoiselles, huit gravures de modes choisies parmi les meilleures du Petit Courrier des Dames, le plus ancien , le plus complet et le plus répandu de tous les journaux de modes qui se publient à Paris.
Le journal des demoiselles , grâce à son association au petit courrier des dames , est le seul journal qui, pour ce prix, puisse offrir à ses abonnés un tel nombre d’aussi magnifiques gravures.
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JOURNAL DES TAILLEURS.
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Ce journal tout spécial , outre les gravures d’hommes donnant avec une exactitude rigoureuse les modes les plus nouvelles, publie encore tous les mois trois patrons faits à l’échelle et indiquant en chiffres les dimensions précises de tous les vêtements d’hommes tant civils que militaires. — Le soin que l’on apporte à la confection de ces dessins et patrons et leur précision sont tels qu’avec un peu d’attention toute personne de cette profession, quelque éloignée qu’elle soit de Paris, est mise à même d’offrir à ses clients les coupes les plus nouvelles et les plus élégantes, telles qu’elles sortiraient des meilleurs ateliers de la capitale.
Non-seulement on entre dans les plus petits détails de la coupe , mais on donne encore des études de retouches pour apprendre à remédier aux plus légères imperfections qui auraient pu échapper au ciseau du coupeur.
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